samedi 4 mars 2017

Djihad au pays de Cham 8/Le Parti Islamique du Turkestan

Le Parti Islamique du Turkestan (PIT) fait partie de ces groupes djihadistes en Syrie « satellites » de la branche syrienne d'al-Qaïda, le front al-Nosra, devenu Jabhat Fateh al-Sham, lui-même intégré dans la nouvelle coalition Hayat Tahrir al-Sham (janvier 2017). Héritier d'un groupe djihadiste ouïghour né dès l'après-djihad afghan contre les Soviétiques, le PIT, proche d'al-Qaïda, est resté fidèle à l'organisation même après le début du conflit avec l'EIIL, devenu l'EI en juin 2014. Si l'EI compte aussi des Ouïghours, la majorité de ceux ayant émigré pour le djihad a rejoint le PIT. La formation ne commence à faire la publicité de sa branche syrienne qu'à partir de 2014. En 2015, le PIT acquiert une certaine visibilité de par son rôle dans l'offensive contre la province d'Idlib ; depuis, il a été de toutes les grandes offensives menées par al-Nosra puis Jabhat Fateh al-Sham dans le nord-ouest de la Syrie. Conséquent, prenant de plus en plus de place sur le théâtre syrien, le PIT, installé dans la province d'Idlib, combat en plus dans celles de Lattaquié, Hama, et Alep. Il semble s'être beaucoup investi en Syrie bien qu'il conserve sa base pakistanaise.




Historique


Le Parti Islamique du Turkestan (PIT) est une organisation islamiste séparatiste fondée par les Ouïghours de l'ouest de la Chine. Son but est de créer un Etat indépendant, le Turkestan oriental, sur le Xinjiang chinois. Les Ouïghours, un peuple turcophone, constituent 45% de la population du Xinjiang, la plus grande province chinoise, à l'ouest du pays. La politique communiste à l'égard de cette minorité, accordant d'abord une autonomie pour provoquer un ralliement spontané au pouvoir, a au contraire soudé une communauté qui n'était pas forcément unie. Kashgar, éphémère capitale du Turkestan en 1933, est le symbole de la lutte des Ouïghours. En avril 1990, des Ouïghours vétérans du djihad afghan contre les Soviétiques lancent la lutte armée contre l'Etat chinois après avoir créé l'année précédente le Parti Islamique du Turkestan Oriental (PITO). En 2008, quatre jours avant le début des Jeux Olympiques de Pékin, une attaque de grande envergure est menée à Kashgar. Urumqi, où la population est partagée entre Ouïghours et Hans chinois, est également le théâtre de violences, comme les émeutes du 5 juillet 2009.

Le PIT revendique de 300 à 500 combattants au Pakistan et des antennes en Turquie et en Syrie. Il se veut le successeur du Mouvement Islamique du Turkestan Oriental (MITO), créé en 1997 et dirigé par Hasan Mahsum, formé en Afghanistan et au Pakistan, et Abudukadir Yapuquan. Dès 1998, le MITO se réfugie dans l'Afghanistan des talibans, et les premiers contacts sont établis avec Ben Laden et le Mouvement Islamique d'Ouzbékistan. Mahsum est tué lors des bombardements américains à la frontière afghano-pakistanaise fin 2001. Abdul Haq al-Turkestani, ancien chef de ce qui devient ensuite le PIT, est annoncé tué par une frappe de drone en février 2010 au nord-Waziristan (il refera surface dans une vidéo du PIT en 2016). Abdullah Mansour prend alors la suite. En dépit de la perte de plusieurs chefs successifs, le PIT se maintient dans la durée et peut continuer à frapper la Chine. Turkestani a développé la branche média du PIT, Sawt al-Islam/Islam Awazi (La voix de l'islam) : le magazine Turkestan Islamique (publié tous les 4 mois) démarre en 2008, et à partir de 2012 le PIT collabore avec la branche média du Mouvement Islamique d'Ouzbékistan (MIO).

Dès 2012, les autorités chinoises signalent le départ en Syrie, pour le djihad, de combattants ouïghours. Depuis le mois de mai, le Mouvement Islamique du Turkestan Oriental et l'Association de Solidarité et d'Education du Turkestan Oriental, basée en Turquie, achemineraient des combattants ouïghours en Syrie.

En 2013, un Chinois Han converti à l'islam, apparaît dans une vidéo de Jaysh Muhajirin wal-Ansar, formation dirigée par Omar al-Shishani (qui passera ensuite à l'EI). La vidéo est mise en ligne en mars : le Chinois a pour nom de guerre Yusuf al-Sini (Bo Wang de son vrai nom). Dans une vidéo du front al-Nosra, d'autres combattants ouïghours semblent présents. De fait, le PIT, basé au Pakistan, appelle dans son magazine Turkestan Islamique (12ème volume, 9 février 2013) au djihad en Syrie. En juillet, la Chine arrête dans le Xinjiang un étudiant parti à Istanbul, ayant combattu à Alep, et qui aurait projeté des attentats à son retour. Les autorités expliquent aussi que les 15 assaillants d'un poste de police à Turpan, dans le Xinjiang, en juin 2013 (attaque qui a fait plus de 40 tués), seraient des aspirants au djihad, qui faute de pouvoir partir, auraient commis un attentat sur place. Cette annonce fait suite à un total de 5 incidents violents s'étant déroulés dans le Xinjiang entre mars et juin 2013. La Chine estime alors que 30 à 100 combattants ouïghours ont déjà pu entrer en Syrie ; la communauté ouïghoure en Turquie compte 20 000 membres, dont certains travaillent pour l'Association de Solidarité et d'Education du Turkestan Oriental, qui fournit une aide humanitaire aux Syriens et qui est pointée du doigt par la Chine. Une vidéo du PIT de janvier 2017 affirme que sa brigade syrienne a combattu avec le front al-Nosra, en 2013, dans les provinces de Raqqa, Hasakah et Alep.

En juin 2014, le TIP officialise sa présence en Syrie : il déclare avoir une brigade sur place, dirigée par Abu Ridha al-Turkestani, probablement un Syrien (il parle arabe) et revendique une attaque suicide à Urumqi en mai 2014 et une attaque au VBIED sur la place Tiananmen en octobre 2013. En octobre 2014, le TIP met en ligne sur son site sadiqlar.com, probablement administré depuis la Turquie, un livret en ouïghour à destination des femmes, puis un autre justifiant le djihad en Syrie. En novembre, un djihadiste d'origine néerlandaise ayant combattu avec la jamaat de Sayfullah Shishani (ralliée au front al-Nosra) photographie un groupe de 14 combattants du TIP dans le nord de la Syrie. Une des vidéos d'Islam Awazi, la branche média du TIP, montre que ce dernier aligne au minimum plusieurs dizaines de combattants en Syrie en 2014. Le groupe a prêté allégeance au mollah Omar des talibans, ce qui plaide en faveur de l'hypothèse que dès ce moment-là, le TIP opère de concert avec le front al-Nosra, probablement entre les provinces d'Idlib et de Lattaquié. Le TIP en Syrie publie des photos d'enfants-soldats, de 2 chars, d'une femme avec un SVD Dragunov, de pièces antiaériennes. Comme l'émirat islamique du Caucase, qui avait sa branche syrienne avec Jaysh Muhajirin wal-Ansar, le TIP semble faire de même en Syrie.

Novembre 2014 : des combattants du PIT photographiés par un djihadiste néerlandais.

Les hommes du PIT sur un T-72.

Combattants du PIT ; on note le RPG-7 avec charge tandem.

Le combattant à gauche tient un Steyr AUG.

Fusil anti-matériel AM 50 iranien sans doute capturés à des miliciens chiites irakiens, au Hezbollah ou au régime syrien.

Une femme vise avec un SVD Dragunov.

Abu Rida al-Turkistani, le chef syrien de la brigade du TIP.


Une vidéo d'Islam Awazi montre 2 kamikazes du PIT dont un s'est fait sauter dans la province d'Idlib lors d'une offensive menée par le front al-Nosra (27 mai 2014). En avril 2015, le PIT combat au sein de la coalition « La bataille de la victoire » pour prendre Jisr al-Shughur, aux côtés du front al-Nosra, d'Ahrar al-Sham, Jaysh al-Islam, Jabhat Ansar al-Din, Junud al-Sham. Une vidéo de ce dernier groupe mentionne la « Katibat Turkestani », qui semble être le nom de la branche syrienne du PIT. La brigade aurait perdu au moins 20 combattants dans la bataille de Jisr-al-Shughur. Avant la bataille, les combattants du PIT écoutent un sermon du sheikh saoudien Muhaysini, proche d'al-Nosra ; leur chef, Abu Rida al-Turkestani, plante le drapeau du PIT au centre de la ville. Le PIT a combattu aux côtés du groupe Junud al-Sham de Muslim Shishani et du groupe ouzbek Katiba al Tawhid wal Jihad. Un membre important du groupe, Ibrahim Mansour, confirme à un site d'information turc que le PIT combat en Syrie depuis 2012 ; le djihad en Syrie permet à la formation d'acquérir de l'expérience pour le djihad au Xinjiang. Le PIT semble opérer dans les provinces d'Idlib et de Lattaquié et dispose de 2 camps d'entraînement, dont un dans une villa réquisitionnée, où il forme aussi des enfants. Il donne les noms de plusieurs de ses tués au combat, dont un 3ème kamikaze utilisé contre l'hôpital de Jisr-al-Shughur. Un autre kamikaze a également été employé durant la bataille. Abu Rida al-Turkestani, un Syrien qui commandait le PIT en Syrie, est tué pendant les combats. Jacob Zenn estime que le PIT en Syrie pourrait déjà compter 1 000 combattants à cette date. En août, le PIT prend part à la bataille dans la plaine d'al-Ghab : il est avec Jund al-Aqsa à la centrale thermique de Zeyzoun. En septembre, il publie des photos de ses combattants dans la base aérienne d'Abu Duhur, assiégée et finalement prise par le front al-Nosra et des groupes djihadistes satellites. En octobre, le PIT combat à la fois dans le Jabal al-Akrad, dans la province de Lattaquié, et dans la province de Hama. A ce moment-là, la majorité des recrues ouïghoures se retrouvent dans le PIT lié à al-Qaïda, et non à l'EI, bien que celui-ci compte également des Ouïghours dans ses rangs. En décembre, le PIT poste une photo d'un tir de missile antichar TOW, capturé ou fourni par des rebelles ayant reçu l'arme des Etats-Unis. Le groupe aurait perdu 30 combattants en quelques semaines face à l'offensive du régime dans la montagne Turkmène, dans la province de Lattaquié.

Un camp d'entraînement dans une villa "réquisitionnée".

Les enfants soldats du PIT.

Canon S-60 de 57 mm sur camion en action à Jisr al-Shughur.

Un TOW entre les mains du PIT ?

Un des kamikazes employés à Jisr-al-Shughur.

Metis-M du PIT.

Dans la base aérienne d'Abu Duhur.


Le millier d'Ouïghours du PIT serait surtout installé à Idlib, entre les villes de Jisr al-Shughur, Ariha, et dans le Jebel al-Zawiya. En mars 2016, le PIT diffuse un nouveau reportage photo sur l'entraînement d'enfants dans l'un de ses camps au nord-ouest de la Syrie. En mai, le PIT rejoint Jaysh al-Fateh, la coalition pilotée par le front al-Nosra, qui chasse en parallèle Jund al-Aqsa, suspectée d'avoir des sympathies pour l'EI. Le PIT participe à la capture de Khan Touman, au sud d'Alep. En juin, l'émir du PIT, Abdul Haq al-Turkestani, qui confirme sa survie en apparaissant dans une vidéo, s'en prend violemment à l'EI, et au Mouvement Islamique d'Ouzbékistan (MIO), ancien allié du PIT, mais qui a prêté allégeance à l'EI en août 2015. Ce même mois, le PIT participe à l'offensive lancée à partir du 27 dans la province de Lattaquié. Une vidéo de Zawahiri en juillet 2016 fait l'éloge les combattants ouïghours. Le PIT est également présent lors du lancement de l'offensive pour débloquer le siège des quartiers Est d'Alep, à partir du 31 juillet, juste après le retrait « formel » du front al-Nosra d'al-Qaïda, et le changement de nom pour Jabhat Fateh al-Sham. De nouvelles images de l'entraînement d'enfants dans un camp militaire sont diffusées en septembre 2016. Le 30 octobre, le PIT engage plusieurs kamikazes dans l'ultime offensive de Jaysh al-Fateh pour desserrer l'étau à Alep, à laquelle il participe également avec ses moyens militaires.

Enfants-soldats du PIT, en septembre 2016.



Un LRM Type 63 sur Hilux, province de Lattaquié, juillet 2016.

Au combat à Alep, 30 octobre 2016.

Tireur d'élite du PIT avec un Steyr SSG 69 à Alep.

Un autre tireur d'élite sur SVD.



Kamikazes du PIT à Alep, 30 octobre/1er novembre 2016.



Début janvier 2017, Abou Omar al-Turkestani, un Ouïghour, est tué par une frappe américaine près de Sarmada, dans le nord de la province d'Idlib. Il était membre de l'Union du Djihad Islamique, scission issue du Mouvement Islamique d'Ouzbékistan et recrutant parmi les Ouzbeks. En Syrie, il prend la tête d'Ansar Jihad, dont il devient le commandant militaire : le groupe est composé de combattants d'Asie Centrale et de Turcs. Il est fort probable qu'Ansar Jihad collabore avec le PIT, les deux étant proches de Jabhat Fateh al-Sham, composante essentielle de la nouvelle coalition Hayat Tahrir al-Sham. En février 2017, le PIT confirme la mort d'un combattant français, le 2ème dans ses rangs. La mort de ce Français avait été annoncé en juillet 2016 par Firqatul Ghuraba, le groupe du Français Omar Diaby/Omsen, proche d'al-Qaïda. Le Français apparaissait dans un nasheed vidéo du PIT de novembre 2016. Le premier Français tué avec le PIT est Reda Layachi, d'Hérouville-Saint-Clair, tué dans la province d'Idlib fin 2015. Les deux décès laissent penser que Firqatul Ghuraba combat avec le PIT, dans la province de Lattaquié et dans celle d'Idlib. Le PIT bénéficie aussi de la propagande d'Abou Zar al-Burmi, un mufti liée à la brigade de l'Imam Boukhari (groupe ouzbek en Syrie proche d'al-Qaïda), qui, rallié à l'EI pour un temps en 2015, est revenu vers al-Qaïda et s'en est expliqué dans plusieurs vidéos de propagande pour le PIT notamment.

A gauche, le 2ème Français tué avec le PIT en juillet 2016 dans les montagnes de Lattaquié ; il apparaît dans un nasheed du PIT de novembre "Je ne déposerai jamais les armes".

Janvier 2017, tir de roquette dans le Sahel al-Ghab, province de Hama.



Propagande


Le PIT est proche d'al-Qaïda, on l'a dit. En Syrie, bien que non intégré formellement à la branche syrienne de l'organisation, l'ex-front al-Nosra, il collabore étroitement avec lui depuis au moins 2015 sur le plan militaire.

Présent sur Facebook et Twitter à une époque, le PIT semble désormais privilégier Telegram. Son média de propagande, Islam Awazi, diffuse de nombreuses productions vidéos. Le logo de ce dernier reprend les codes d'al-Qaïda, jusqu'au drapeau.



Le PIT a créé des séries de vidéos : l'une d'entre elles s'intitule « Appel depuis les lignes de front du djihad », où ses combattants exhortent les musulmans à les rejoindre en Syrie pour faire le djihad. Il y a aussi des nasheeds mis en vidéos qui, contrairement aux autres productions, semblent systématiquement sous-titrés en anglais. Parfois, le PIT met également en ligne des montages plus conséquents, comme cette longue vidéo du 18 janvier dernier consacrée à la « vérité à propos des médias chinois ». Parfois, des clercs musulmans apparaissent dans les vidéos du PIT, comme le sheykh saoudien Muhaysini, proche de Jabhat Fateh al-Sham, que l'on aperçoit fréquemment avec le PIT. Une autre série intitulée « Les amoureux du paradis » est dédiée aux martyrs du PIT sur le champ de bataille. Le PIT livre également les messages vidéos de ses kamikazes avant leurs opérations suicides, et réalise des montages vidéos parfois assez longs sur ses opérations militaires.


Armements, matériels et tactiques


Une analyse des dernières vidéos du PIT (depuis l'automne 2016) offre un aperçu de ses tactiques et de son équipement militaire. Le groupe aligne des véhicules blindés de prise (BMP-1) de même que des chars (T-55, T-62, T-72). Les moyens d'appui, relativement conséquents (pièces d'artillerie capturées, mortiers artisanaux, roquettes artisanales, canons sans recul, technicals) préparent souvent les assauts, avec les tirs tendus des chars. Le PIT opère avec une infanterie assez conséquent, divisée en groupes de combat d'une dizaine d'hommes, où les porteurs d'armes collectives emportent souvent des armes individuelles en plus des PK et RPG-7 par exemple. Il y a aussi des tireurs d'élite sur SVD et des snipers, comme celui sur AM 50. L'infanterie est souvent embarquée dans les véhicules blindés pour être déposée au plus près du champ de bataille. La discipline et les tactiques utilisées en combat urbain confirment que le PIT a reçu une formation de Malhama Tactical, le groupe de conseillers militaires proche de Jabhat Fateh al-Sham qui a offert ses services aux djihadistes proches d'al-Qaïda en Syrie.

Une vidéo du 17 octobre 2016 montre la participation du PIT à l'offensive pour libérer les quartiers Est d'Alep à partir de la fin août. Un camion GAZ tracte un canon D-30 de 122 mm et transporte les obus. Un char T-72 est également présent. Les fantassins portent des RPG monocoups (RPG 22/26?). Le PIT déploie aussi un LRM Type 63 avec roquettes de 107 mm. Il prépare des batteries de roquettes artisanales (dont des Eléphants). Un tireur d'élite manipule un AM 50 iranien de 12,7 mm (sans doute capturé sur des miliciens chiites irakiens). Les combattants embarquent dans plusieurs BMP-1 et des pick-up, puis approchent de leurs objectifs à pied. Les groupes de combat comprennent au moins un tireur PK et un tireur RPG-7 (souvent avec un pourvoyeur). En plus du T-72, il y a au moins 1 T-55. Les fantassins sont appuyés par un D-30, un M-46 (?). Il y a aussi un technical avec bitube ZU-23, des roquettes artisanales et un mortier lourd qui sont utilisés, ainsi qu'un SPG-9 sur trépied en tir courbe. Le PIT a aussi un autre véhicule blindé de servitude (numéroté 0322). Pour un autre assaut, transportés en BMP-1, les fantassins sont appuyés par un T-72, un D-30 et 3 mortiers lourds artisanaux. Il y a aussi un Land Cruiser avec ZU-23, un Land Cruiser avec ZPU-2 et un char T-55. Dans un autre combat, outre un T-62 et un T-55, le PIT emploie un SPG-9 en tir courbe.









































































Un nasheed vidéo du 26 novembre 2016 montre le PIT utiliser une mitrailleuse Type 77/85. Le groupe utilise aussi des mitrailleuses PK ; un des combattants porte un RPG monocoup. D'autres transportent un SPG-9 sur trépied. Le groupe met aussi en œuvre un lance-roquettes artisanal avec roquettes Grad de 122 mm. Le PIT aligne aussi dans cette vidéo 2 BMP-1, 1 T-62, 2 T-55, un canon M-46 de 130 mm, un canon D-30 de 122 mm, un lance-roquettes artisanal. L'infanterie est toujours très nombreuse, avec plusieurs dizaines d'hommes.


























Une vidéo (nasheed, en arabe sous-titré en anglais) du 6 février 2017 montre plus d'une vingtaine de combattants en deux colonnes, avec leur drapeau. Une autre scène montre également un groupe de plus de 20 hommes. Les combattants du PIT s'entraînent en courant dans une tranchée, en rampant sous des barbelés dans la neige et sous les tirs de l'instructeur, en passant au milieu de pneus. On voit aussi plus d'une trentaine d'enfants soldats à l'entraînement. Les fantassins sont armés d'AK, on distingue quelques armes collectives (RPG-7). Le groupe dispose d'une pièce d'artillerie. Une mitrailleuse Type 77/85 ouvre le feu. Un tireur d'élite opère sur AM 50.





Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire