mardi 19 avril 2016

Mourir pour Assad 3/Liwa Fatemiyoun

Merci à Mathieu Morant pour la partie sur l'armement. 


L'Iran avait déjà formé, pendant la guerre Iran-Irak (1980-1988), une brigade composée d'Afghans chiites, la brigade Abouzar. En ce qui concerne le conflit syrien, Téhéran a injecté des combattants afghans chiites recrutés parmi les réfugiés hazaras en Syrie puis en Iran dès 2013 voire même fin 2012. L'intervention des Afghans se place donc au moment où l'Iran bat le rappel de ses alliés (Hezbollah, miliciens chiites irakiens) pour soutenir le régime Assad mal en point, notamment au niveau des effectifs. Le premier enterrement d'Afghan tué au combat en Iran est repéré en septembre 2013. Par la suite, en 2014-2015, le recrutement s'accélère et les Afghans sont organisés par la force al-Qods en une véritable unité, Liwa Fatemiyoun (la brigade des Fatimides), qui intervient sur tous les fronts importants du conflit syrien (est de la Ghouta ; Alep ; Deraa ; Hama ; Palmyre ; Lattaquié). Les Afghans, infanterie d'appoint, sont semble-t-il utilisés souvent comme véritable "chair à canon" -leurs pertes en témoignent, tout comme celles de leur encadrement iranien des Pasdarans, d'ailleurs. En 2016, le rôle de la brigade Fatimiyoun reste important : ses détachements sont présents sur tous les points cruciaux pour le régime, à Palmyre, à Alep notamment. Au-delà du conflit syrien, on ne peut que s'interroger sur les motivations de l'Iran quant au devenir de ces milliers de combattants afghans passés par l'enfer du champ de bataille de Syrie, une fois la guerre terminée.



Historique


La présence d'Afghans chiites (Hazaras) dans le conflit syrien est désormais ancienne, puisqu'elle remonte au moins à 2013. Les rebelles syriens sont les premiers à évoquer la présence d'Afghans chiites parmi les adversaires, à l'époque où l'Iran accélère l'engagement des milices chiites irakiennes aux côtés du régime, dès la fin 2012. La principale de ces dernières, Liwa Abou Fadl al-Abbas, laisse filtrer des indices tendant à prouver que certains de ses combattants sont bien des Hazaras1. En août 2013, l'officier des Gardiens de la Révolution Haidari, qui apparaît dans une vidéo interne capturée après sa mort dans une embuscade par le groupe rebelle syrien Liwa Dawood, évoque lui aussi la présence d'Afghans parmi les combattants étrangers soutenant le régime2. En décembre 2013, un site d'informations iranien annonce la mort au combat de 10 Afghans chiites dont les funérailles ont lieu en Iran. C'est bien la preuve que l'Iran a entrepris un recrutement de plus en plus important au sein de la communauté hazara afghane réfugiée à l'intérieur de ses frontières3.

Ahmed Torabi, enterré en novembre 2013.


Les faits se font plus probants en 2014. La campagne de recrutement de l'Iran est mise à nu : les autorités promettent au moins 500 dollars et le droit de résidence aux Hazaras qui s'engagent pour combattre aux côtés du régime syrien. L'ayatollah Kabuli, de la ville de Qom, confirme les faits. Les premières funérailles d'Afghans tués en Syrie remontent au moins à novembre 2013. Manifestement, l'Iran recrute les Afghans pour faire diminuer les pertes au sein des Gardiens de la Révolution et probablement aussi du Hezbollah. Le vivier est important puisq'un million de Hazaras au moins sont réfugiés en Iran. Reza Ismaeli, l'un d'entre eux, âgé de 19 ans, résident à Mashhad, a été le premier commandant de Liwa Fatemiyoun, l'unité entièrement composée d'Afghans qui combat aux côtés du régime syrien. Il a été tué en décembre 20134. Selon Philip Smyth, il est également probable que l'Iran ait recruté parmi la communauté hazara déjà présente comme réfugiée autour du tombeau de Zaynab, au sud de Damas, avant le déclenchement de la guerre (2 000 personnes environ, qui viendrait surtout de la province de Bamyan)5. La naissance de Liwa Fatemiyoun dans les derniers mois de 2013 semble en tout cas correspondre à un recrutement plus important d'Afghans chiites par les Iraniens. Cela permet également à l'Iran de donner une expérience militaire à des effectifs qui pourraient être projetés un jour en Afghanistan après le retrait américain. En octobre 2014, le Front Islamique capture plusieurs Afghans chiites et filme leur interrogatoire. L'un d'entre eux explique que l'Iran lui a offert 600 dollars pour se battre en Syrie ; en cas de refus il aurait été reconduit en Afghanistan. D'après lui, il y a alors 450 Afghans en Syrie, organisés en 3 bataillons de 150 hommes eux-mêmes découpés en 15 escouades de 10 hommes. L'encadrement est assuré par les Iraniens6. Les Afghans peuvent parfois travailler de concert avec d'autres milices chiites (irakiennes ou autres) et se présentent parfois comme une branche nouvelle du Hezbollah libanais, le Hezbollah Afghanistan7.



Photo mise en ligne le 3 novembre 2014. L'armement est classique : AK-47 et RPG-7.



Un Hazara devant un BMP-1.



L'année 2015 voit l'implication des Afghans se faire de plus en plus massive. Ce sont au moins 10 000 Hazaras qui seraient désormais concernés par la participation au conflit côté régime. En mars, une chaîne de télévision iranienne proche des Pasdarans avait diffusé un documentaire d'une vingtaine de minutes sur la contributions des Afghans chiites au soutien du régime. On y apprend notamment que la brigade Fatemiyoun a été engagée lors de la bataille de Mleha (est de la Ghouta) en 20148. Ce même mois, Alireza Tavasoli, alias Abou Hamed, un Afghan chiite venu d'Iran et commandant de la brigade Fatemiyoun, est annoncé tué au combat dans la province de Deraa9. Selon certains sources, en novembre, on compterait au moins 700 Afghans tués au combat rien que dans les secteurs d'Alep (nord du pays) et de Deraa (sud)10. Les funérailles officielles (62 morts de septembre 2013 à mars 2015 ; 200 en mai 2015 selon les Iraniens eux-mêmes11) donnent des chiffres biaisés car tous les corps ne sont pas rapatriés en Iran. Le général Esmail Qani, adjoint de Soleimani à la tête de la force Qods, assiste cependant souvent aux funérailles ce qui montre leur importance. Bien que les Hazaras en Iran aient parfois été contraints ou s'engagent pour des raisons matérielles, il semble y avoir parfois un véritable engagement idéologique (défense des sanctuaires chiites ou lutte contre l'EI, considéré comme un ennemi commun par rapport à l'Afghanistan) pour certains Hazaras. D'autant que l'Iran recrute également des volontaires en Afghanistan. Les prisonniers afghans des rebelles syriens détaillent leur parcours aux journalistes. Après une formation minimale, ils sont envoyés par avion de Téhéran à Damas. Considérés avec dédain par les Iraniens mais aussi par les soldats du régime, les Afghans servent surtout de chair à canon12. Les rebelles syriens reconnaissent la ténacité des Afghans, qui ne se rendent pas même lorsqu'ils sont encerclés : en revanche, dès qu'ils perdent le contact radio avec le commandement, ils paniquent. En 2015, les Iraniens recrutent massivement à Qom et Mashhad, les villes iraniennes où il y a la plus grande population de réfugiés hazaras, et jusqu'à des adolescents de 16 ans. Ce recrutement de véritables enfants-soldats ne cesse pas. A Mashhad, les Hazaras s'engagent à la mosquée Abolfazli. Il y aurait au total 1 millions de réfugiés légaux mais aussi 2 millions d'illégaux qui sont les principaux concernés par le recrutement iranien. Reza Khavari, un des officiers généraux des Pasdarans qui commandait la brigade Fatemiyoun, est tué fin octobre 2015 dans le nord de la province de Hama13. Mostafa Sadrzadeh, un autre officier des Pasdarans de la brigade, est également tué à ce moment-là : il commandait le bataillon Amar de la brigade14. Les Iraniens lui consacrent un documentaire15. Soleimani expliquera quelques mois plus tard que cet officier prétendait être afghan pour mieux dissimuler sa participation au conflit syrien. Il est évident que dès 2014, la brigade a été engagée sur de nombreux fronts en Syrie, toujours dans le souci d'économiser les pertes des alliés extérieurs de l'Iran qui interviennent militairement aux côtés du régime (Hezbollah, milices chiites irakiennes)16. Pour Ali Alfoneh, qui trace les funérailles des Afghans recrutés par les Iraniens, le total atteint déjà au moins 121 morts en août 2015 (depuis septembre 2013, date du premier enterrement). La brigade Fatemiyoun, comme son homologue constituée de chiites pakistanais, répondrait directement de la force al-Qods de Soleimani17. Les funérailles montrent que les tués au combat sont surtout des fantassins : si l'on excepte Tazavoli, vétéran de la guerre en Afghanistan contre les Soviétiques et de la guerre Iran-Irak, son adjoint Reza Bakhshi, un commandant de compagnie, Mehdi Saberi et un clerc, Muhammad Rezaei, tous les autres semblent être de simples soldats. Les Afghans ont manifestement été engagés à l'est de Damas à l'automne 2014 et à Alep au début de l'année 2015. La brigade Fatemiyoun, qui est probablement passée au statut de division au cours de l'année 2015 (peut-être en mai ?), devient ainsi le second contingent étranger d'un seul bloc derrière le Hezbollah à combattre pour le régime syrien.

A gauche, Tavasoli, un Afghan chiite des Pasdarans, vétéran de la guerre Iran-Irak, commandant de la Fatemiyoun, est tué à Deraa en mars 2015. A droite, Mostafa Sadrzadeh, un officier des Pasdarans qui assure l'encadrement des Afghans, tué en octobre 2015.
Cliché mis en ligne en mai 2015. Un Afghan avec son AK-47.



Ce cliché posté en octobre 2015 montre Tavasoli, au centre, en compagnie de Soleimani, le chef de la force al-Qods, à droite. A gauche, l'homme marqué d'une flèche est Reza Kavari, un autre cadre important de la Fatemiyoun tué en octobre 2015.

A gauche, Mehdi Saberi, commandant de compagnie de la Fatemiyoun, avec Soleimani. Saberi est tué au combat en Syrie.

Un autre emblème de la Fatemiyoun.


Début 2016, Human Rights Watch documente les pressions dont sont victimes les Hazaras réfugiés en Iran pour aller se battre en Syrie. Certains préfèrent même quitter le pays et grossissent la vague de réfugiés partant pour l'Europe. Les Afghans sont entraînés dans des camps près de Téhéran et Shiraz pendant 3 semaines environ avant d'être déployés en Syrie. Ils sont ensuite expédiés par groupes d'environ 200. Les témoignages confirment qu'ils sont présents sur tous les fronts ou presque dans le pays. La solde promise serait de 1 000 dollars par mois désormais mais elle ne serait pas correctement versée. Des enfants de 12 ans auraient été enrôlés et auraient péri au combat. D'après un témoignage, la brigade Fatemiyoun alignerait entre 3 à 4 000 hommes en Syrie. L'encadrement reste entièrement iranien (Pasdarans) et il est frappant de constater que les Afghans semblent toujours utilisés comm "chair à canon"18. Les Afghans ont payé un tribut certain lors de l'offensive à Alep en février 2016, qui a conduit à la jonction avec les villages de Nubl et Zahra et à la fermeture du corridor d'Azaz pour les rebelles syriens19. En décembre 2015, la Fatemiyoun avait perdu Hussein Fadaie, un des fondateurs de l'unité, tué au combat20. Ali Alfoneh comptabilisait, au 10 avril 2016, 266 Afghans tués depuis septembre 2013, dont 124 depuis l'intervention russe de septembre 201521. Les Afghans sont toujours présents sur le front d'Alep mais un détachement a été envoyé combattre à Palmyre dès février 2016 au moins et il est probable que d'autres sous-unités soient déployées ailleurs en Syrie. Ces derniers jours, la brigade Fatemiyoun a encore perdu quelques-uns de ses cadres : Abdul Khaliq Hassanzadeh (18 avril) et Ali Bayat (16 avril) qui a péri au sud d'Alep.

Cliché de janvier 2016.


Un Afghan tué en Syrie (à droite) pose devant un char T-72.

4 février 2016 ; les Afghans de la Fatemiyoun entrent dans Zahra et Nubl.

Ali Bayati, un des derniers cadres de la Fatemiyoun tué en avril 2016.

Morteza Hoseini, tué en Syrie et enterré en Iran le 18 avril 2016.




Propagande


Liwa Fatemiyoun dispose désormais d'un site officiel en ligne. A ce site sont associés de nombreux liens sur les réseaux, dont une page Facebook et un compte Twitter. On peut remarquer que le site a créé une page sur VK, le réseau social russe. La page Facebook est récente et ne date que de novembre 2015. Elle ne met aucune photo ou vidéo en ligne mais seulement des communiqués repris du site lui-même. Le compte Twitter est à peine plus fourni.

Il existe cependant d'autres pages Facebook, non officielles, associées à la brigade Fatemiyoun et où l'on trouve davantage de documents sur l'unité. Sur l'une d'entre elles, une photo récente d'avril 2016 montre par exemple une mère dont l'un des fils a été tué en Syrie, un autre est porté disparu et un troisième a été blessé. Cette page diffuse aussi les emblèmes de la brigade Fatemiyoun. Comme les autres miliciens chiites, la brigade met en avant la défense des sanctuaires chiites : un poster du 2 mars montre 6 combattants entourant, au centre, le dôme doré de Zaynab. Un montage assez grossier du même jour montre deux combattants à l'intérieur d'un véhicule avec en face le même dôme. La brigade poste aussi des posters en l'honneur de ses martyrs (toujours sur fond de Sayyida Zaynab). Sur des photos, comme celle du 24 octobre 2015, on voit aussi Tavasoli, l'un des fondateurs et chefs de la brigade tué à Deraa le 28 février précédent. Une autre photo montre ce dernier aux côtés de Soleimani. Reza Khavari, l'officier des Pasdarans tué en octobre 2015, est également souvent présent sur les photos. Sur d'autres pages Facebook ou groupes associés à la brigade, on trouve encore des emblèmes de l'unité, de nombreux documents sur les funérailles et des associations avec les autres milices chiites pro-régime et leurs personnages emblématiques, comme Abou Azraël de la milice irakienne Kataib Imam al-Ali.

Cette mère montre les photos de ses 3 fils : l'un est mort en Syrie, l'autre est porté disparu et le troisième a été blessé.

Sur ce poster, les combattants afghans entourent le dôme doré de Zaynab. Comme pour les autres contingents étrangers chiites, la défense des sanctuaires chiites syriens est mise en avant par la Fatemiyoun.


Un montage avec le dôme de Zaynab à l'horizon.


Poster en l'honneur d'un "martyr" (juillet 2015).

Armement


Les documents publiés sur les réseaux sociaux confirment l'impression selon laquelle les Afghans servaient surtout d'infanterie d'appoint, pour ne pas dire de "chair à canon", du moins, jusqu'à une certaine période. On trouve de nombreuses photographies d'Hazaras posant avec leurs armes individuelles : l'irremplaçable famille Kalachnikov est bien sûr la plus représentée, avec différents modèles d'AK-47/AKM. Certains combattants, notamment sur les affiches des funérailles, sont parfois armés de la version iranienne du fusil d'assaut Norinco CQ en 5.56 mm. Bien que plus rarement documenté, certains éléments disposent d' AKS-74U. La mitrailleuse PK/PKM est également très présente, ainsi que, plus inattendu, la version modernisée, la PKP "Pecheneg". La brigade dispose de son propre contingent de tireurs de précision, équipé dès 2015 au moins du fameux fusil anti-sniping lourd Sayyad 2 de 12,7 mm, copie iranienne du HS. 50 de Steyr. Outre ce fusil lourd, les snipers de l'unité disposent du fusil de précision SVD Dragunov, mais aussi de SVD-S, une version plus récente, comme le montre un reportage photographique diffusé en mars 2016. Les photos de groupes montrent l'emploi du classique lance-roquettes RPG-7, mais il est également possible que des RPG-26 soient utilisés.

Autre emblème de la Fatemiyoun.

17 juin 2015.









Janvier 2016.




Cliché mis en ligne en avril 2016.



Cliché mis en ligne en mars 2016.


Cliché mis en ligne en février 2016.



11 mars 2015.

4 juin 2014.

7 novembre 2014.

24 juin 2015.




Entre avril et mai 2015, différentes pages liées à l'oppositon syrienne diffusent une série de photographies montrant des combattants afghans de la brigade Fatemiyoun, posant aux côtés de chars de combat T-72 : sont visibles sur ces clichés, au moins 9 T-72M1, ainsi qu'un blindé de dépannage BREM-1 : soit 3 pelotons de 3 chars de combat, c'est-à-dire l'effectif théorique d'un escadron de char, moins le char de commandement. Toutefois, à cette époque, il paraissait impossible de déterminer si ces engins étaient bien mis en œuvre par les combattants afghans : de ce côté, la reconquête de Palmyre apportera son lot de réponse. Bien que déjà présente sur ce front depuis au moins le mois de janvier, la couverture médiatique russe (entre autres) va mettre en lumière la montée en puissance de la brigade Fatemiyoun : le 10 février 2016, un reportage russe confirme l'implication des combattants afghans dans la région, leur drapeau étant clairement filmé (22)22. Le 23 mars 2016, c'est l'agence Sputnik qui diffuse une série de photographies montrant les T-72M1 de la brigade et leurs équipages : à la même date, deux reportages réalisés par la chaîne Russia 24 montrent cette fois les chars en action (2323, 2424). Dans ces vidéos, les Afghans semblent associés à la milice pro-régime Suqur al-Sahara Le 30 mars, c'est un reportage d'al-Manar, tourné après la prise de Palmyre par le régime syrien, qui montre les T-72M1 des Fatemiyoun, stationnés dans, et à proximité de la base aérienne de la ville25. Le 10 avril, c'est l'équipe d'Anna News, qui suit alors un détachement des renseignements militaires (Al-Mukhabarat) qui filme à son tour un char de la brigade afghane, stationné cette fois au niveau du « Triangle » de Palmyre26. Une photo postée sur un groupe Facebook associé à la brigade Fatemiyoun montre 2 T-72M1 sous un abri pour avions de la base aérienne de Palmyre. On peut donc croire que les Afghans disposent peut-être, au final, d'une compagnie de chars.

Un Hazara sur un T-90 (avril 2016).


2 T-72M1 dans un abri pour avions de la base aérienne de Palmyre. Sur le mur : "Les gars de Herat étaient ici. Ya Zaynab".

Des Afghans devant des chars T-72, probablement à Palmyre.



Photo diffusée début 2015, peut-être au moment de la formation d'une unité blindé dans la Fatemiyoun.



Si l'on se fit aux documents postées sur les réseaux sociaux, ils également possible que l'unité ait été formée à l'emploi de mortiers lourds de 120 mm. D'autres photographies montrent les Fatemiyoun posant aux côtés des classiques obusiers M-46 de 130 mm, et des plus rarement documentés D-20 de 152 mm : toutefois, à l'heure actuelle, il apparaît comme peu probable que les combattants afghans disposent de leur propre artillerie lourde.


21avril 2015.

29 novembre 2014.



29 novembre 2015.







1http://jihadology.net/2013/07/30/hizballah-cavalcade-the-lion-of-damascus-and-afghans-and-africans-oh-my-fighters-from-exotic-locales-in-syrias-shia-militias/
2http://www.csmonitor.com/World/Security-Watch/2013/0923/Leaked-video-Iran-guiding-thousands-of-Shiite-fighters-to-Syria
3http://foreignpolicy.com/2013/12/04/afghan-militants-join-syrias-civil-war-as-if-it-wasnt-awful-enough/
4http://www.wsj.com/articles/SB10001424052702304908304579564161508613846
5http://www.washingtoninstitute.org/policy-analysis/view/irans-afghan-shiite-fighters-in-syria
6https://warisboring.com/iran-is-forcing-poor-afghans-to-fight-and-die-in-syria-4e58fc839be2#.707mzqtrz
7https://now.mmedia.me/lb/en/reportsfeatures/564354-afghans-in-syria-ayatollahs-soldiers-serving-assad
8http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2015/05/iran-syria-afghan-fighters-brigade-civil-war.htmlv=-htMUyx0BLY
9http://www.rferl.org/content/persian-letters-afghans-pakistanis-killed-fighting-in-syria-for-iran/26977907.html
10http://nationalinterest.org/feature/syrias-other-foreign-fighters-irans-afghan-pakistani-14400
11http://www.theguardian.com/world/2015/nov/05/iran-recruits-afghan-refugees-fight-save-syrias-bashar-al-assad
12https://www.afghanistan-analysts.org/murads-war-an-afghan-face-to-the-syrian-conflict/
13http://en.farsnews.com/newstext.aspx?nn=13940801000462
14http://www.ncr-iran.org/en/news/terrorism-fundamentalism/19337-iran-list-of-irgc-commanders-killed-in-syria
15https://www.youtube.com/watch?v=9V8x3bKhlYs
16http://www.longwarjournal.org/archives/2015/03/analysis-shiite-afghan-casualties-of-the-war-in-syria.php
17http://www.washingtoninstitute.org/policy-analysis/view/shiite-combat-casualties-show-the-depth-of-irans-involvement-in-syria
18https://www.hrw.org/news/2016/01/29/iran-sending-thousands-afghans-fight-syria
19http://www.washingtoninstitute.org/policy-analysis/view/iranian-casualties-in-syria-and-the-strategic-logic-of-intervention
20https://twitter.com/observatory_me/status/687273871033135104
21https://twitter.com/Alfoneh/status/719224238557671424
22https://www.youtube.com/watch?v=TS7YJKvWMcg
23https://www.youtube.com/watch?v=sIZOXZDLBJc
24https://www.youtube.com/watch?v=4SEoSxxADAU
25https://www.youtube.com/watch?v=DriI-t5nynI
26https://youtu.be/f3NBydAPLtc

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