dimanche 13 décembre 2015

Djihad au pays de Cham 3/Les Jordaniens

Les Jordaniens sont parmi les plus gros contributeurs du djihad syrien : avec probablement 1 500 à 2 000 combattants, ils suivent de près les Tunisiens et les Saoudiens qui restent encore en tête. Pourtant, en 2011, les salafistes jordaniens se concentraient encore sur leur agenda local. Mais la naissance du front al-Nosra en Syrie, début 2012, change la donne. Les grands chefs du salafisme-djihadiste jordanien appuient alors le djihad en Syrie, aux côtés d'al-Nosra. Puis survient un autre tournant : la naissance de l'EIIL en avril 2013 et le début de la guerre larvée, puis ouverte, avec le front al-Nosra qui se place sous l'autorité d'al-Qaïda contre Baghdadi. La plupart des salafistes-djihadistes jordaniens se placent alors du côté du front al-Nosra contre l'héritier de Zarqawi, mais dès la fin 2013, les volontaires sont de plus en plus nombreux à rejoindre les rangs de ce qui devient, en juin 2014, l'Etat Islamique. Si le front al-Nosra recrute encore en Jordanie, il semble bien désormais que la tendance porte les volontaires vers l'EI, malgré tous les efforts dépoyés par les vétérans du djihad global d'al-Qaïda pour limiter l'influence du groupe en Jordanie.

 

Avant les années 1970, le salafisme en Jordanie cherchait à calquer les pratiques contemporaines sur un passé idéalisé. Avec le financement wahabbite venu d'Arabie Saoudite, il a eu tendance à prendre un tour militant et politique, tout en restant quiétiste. Le royaume jordanien favorise ce courant pour contrer les Frères Musulmans. Son véritable fondateur est Muhammad Nasr al-Din al-Albani, un érudit albanais proche de l'aile de Damas des Frères Musulmans syriens. Albani crée un salafisme basé sur le modèle saoudien : conservateur, non violent et soumis au politique. Dans les années 1990, Maqdisi crée la version djihadiste du salafisme jordanien et devient également l'un des théoriciens du djihad global, qui inspirera l'action d'al-Qaïda. Cependant, Maqdisi est partisan de convaincre la société si un Etat ne peut être emporté par la violence : d'où la rupture avec son élève, Zarqawi, qui dirigera de manière sanglante Al-Qaïda en Irak. Maqdisi critique ouvertement les attaques sur les autres musulmans, y compris les chiites : il justifie uniquement le djihad contre une force d'invasion étrangère. Après avoir été relâché de prison en 2008, Maqdisi tente de reconstruire le mouvement djihadiste, suite à la mort de Zarqawi deux ans plus tôt. Il n'a cependant rien d'un modéré : en Afghanistan, il avait tenu une position plus dure que Abdullah Azzam, le mentor de Ben Laden, sur la façon de traiter les croyances polythéistes. Maqdisi est de nouveau arrêté en décembre 2010, juste avant les révolutions des printemps arabes, qui vont permettre à une génération plus jeune d'occuper le devant de la scène : Abu Qatada al-Filistini, Abu Sayyaf, le chef des salafistes à Maan, qui comme Abu Qatada s'est positionné en faveur d'al-Nosra, et Saad al-Hunayti, qui vient d'Irbid, et qui est le membre le plus éminent du courant jordanien à avoir rejoint ensuite l'Etat Islamique1.
 
Muhammad Nasr al-Din al-Albani
Abu Qatada al-Filistini
Abu Sayyaf
Saad al-Hunayti
 

En Jordanie, les salafistes ne cherchent pas tant à abattre le régime que le réformer de l'intérieur : en mars 2011, dans les manifestations, il demande l'application de la loi islamique et la libération de leurs prisonniers. Ce n'est qu'en avril 2011 que les salafistes djihadistes, par la voix de Saad al-Hunayti et Abu Muhammad al-Tahawi critiquent les salafistes fidèles au gouvernement. Le 15 avril, les premiers affrontements avec les forces du gouvernement éclatent à Zarqa, et les deux voix des salafistes-djihadistes sont arrêtés. Ayman al-Balawi, imam de la mosquée Sanjaqiya d'Amman, a participé à ces événements : c'est le frère de Humam al-Balawi, le kamikaze qui a mené à l'attaque-suicide contre la base américaine de Khost en Afghanistan, en 2009, tuant 7 officiers de la CIA et un membre de la famille royale jordanienne. Arrêté, il est relâché en avril 2013. Fin 2011, les salafistes jordaniens font des concessions dans leurs discours ; la Syrie par ailleurs n'a jamais été évoquée. Mais le gouvernement ne relâche pas la pression sur les salafistes-djihadistes2.

Abu Muhammad al-Tahawi
Ayman al-Balawi.


L'émergence du front al-Nosra début 2012 dans la guerre en Syrie constitue un tournant. De nombreux Jordaniens partent se battre et meurent en Syrie alors même qu'aucun appel au djihad n'a été lancé en Jordanie. Abou Sayyaf décl are en avril 2012 que ce djihad ne cessera pas. Le gouvernement jordanien tolère les excès de rhétorique des djihadistes mais agit déjà pour les empêcher de passer à l'acte. Ce n'est que fin 2012 que les djihadistes jordaniens reconnaissent participer activement à la guerre en Syrie, notamment au sein du front al-Nosra. En novembre, Imad al-Naturi d'Irbid réalise une attaque-suicide à Deraa, au sud de la Syrie, près de la frontière jordanienne. Abu Muhammad al-Tahawi, arrêté en 2011, puis relâché, s'engage dès février 2012 en soutien du djihad syrien. Il est de nouveau emprisonné le 17 janvier 20133. Les djihadistes jordaniens pleurent de manière visible leurs morts dans le conflit syrien dès le mois de septembre 20124. Le 24 septembre, un des « martyrs » reçoit les honneurs funèbre à Zarqa. 3 jours plus tôt, Baraka Abu Yassin était pleuré après sa mort à Hama, en Syrie. Une autre cérémonie a lieu le 22 septembre au camp palestinien de Baqaa, le plus grand camp de réfugiés du pays au nord-est d'Amman. Montasser Beiruti, alias « Ashek al-Hawr », est mort la semaine précédente à Idlib. Dès cette époque, des douzaines de Jordaniens franchissent les 35 km de frontière avec la Syrie pour combattre le régime de Bachar el-Assad. Les combattants jordaniens ont déjà une importance particulière : leur expérience en Irak, en Tchétchénie et en Afghanistan les rend précieux. Ils rejoignent plutôt le front al-Nosra, mais aussi les Brigades Abdullah Azzam, Fatah al-Islam, Jund al-Sham et les Brigades al-Farouq. Le 22 septembre, les autorités arrêtent un groupe de djihadistes qui cherchaient à passer en Syrie ; l'un d'entre eux est accompagné de son épouse, qui le suivait. Le neveu de Zarqawi est également arrêté le même jour alors qu'il tente de rejoindre la province syrienne de Deraa. Mohammad Shalabi, alias « Abu Sayyaf », annonce le lendemain que 4 Jordaniens ont rejoint cette dernière province et que plus d'une centaine de Jordaniens sont déjà partis se battre en Syrie. En octobre 2012, une cellule est démantelée à Amman : elle préparait un attentat contre l'ambassade américaine. Les djihadistes honorent ce même mois Nasser Dalgamouni, père de 6 enfants, tombé en Syrie où il était parti avec son AK-47. Le même jour, un soldat est tué lors d'affrontements à la frontière avec des djihadistes tentant de gagner le pays voisin. Abou Walid, instituteur de 38 ans venu d'un camp de réfugiés palestiniens, n'avait pas pu combattre en Irak ou en Afghanistan. Mais en août 2012, avec 4 autres Jordaniens, il passe en Syrie et combat dans une brigade d'al-Nosra avec des Libyens et des Yéménites, entre autres combattants étrangers du monde arabe. Il revient en octobre 2012 en Jordanie5. Le 18 octobre, deux cousins de Zarqawi, Zayed Sweiti et Firas Khalailah, sont arrêtés à leur retour de Syrie, où ils ont passé 5 mois, avec un autre Jordanien6. Mahmoud Abdelal, père de 5 enfants, s'est fait sauter en octobre 2012 en Syrie. Agé de 33 ans, mécanicien, plusieurs fois condamné pour avoir voulu combattre en Cisjordanie ou en Irak, il mène une attaque-suicide à Deraa avec une ceinture explosive. Mahmoud était le gendre de Abu Mohammad Tahawi, un des chefs salafistes jordaniens7. Ce dernier a dès 2012 appelé à combattre en Syrie dans les rangs d'al-Nosra8.

En avril 2013, avec la naissance de l'EIIL et la rupture avec al-Nosra, les salafistes-djihadistes jordaniens sont davantage pris pour cible par le gouvernement puisqu'ils ne peuvent désormais plus cacher le lien avec al-Qaïda, qui appuie al-Nosra. Les icônes jordaniennes du salafisme-djihadiste comme Abu Qatada critiquent alors l'EIIL et sa stratégie, comme l'exécution d'Abou Khalid al-Suri du groupe Ahrar al-Sham. Mais depuis novembre 2013, les salafistes-djihadistes rattachés à al-Qaïda contrôlent de moins en moins les candidats au djihad qui rejoignent plutôt l'Etat Islamique né en juin 2014. Omar Mahdi Al Zaydan, un salafiste d'Irbid, a pris fait et cause pour cette organisation. Les salafistes-djihadistes proches d'al-Qaïda se rangent officiellement du côté du front al-Nosra à partir du 4 février 2014. Abou Sayaff déclare alors que 2 000 Jordaniens sont déjà partis en Syrie, dont 10% sont morts. Pourtant l'aile zarqawiste, favorable à l'EI, gagne en puissance en raison des succès de l'EI né en juin, qui attirent des volontaires ; en outre la frontière jordanienne est mieux surveillée, et les candidats passent par la Turquie ou d'autres zones frontalières contrôlées par l'EI et non plus par al-Nosra. En octobre, Hunayti, qui s'était rendu en Syrie pour dialoguer avec l'EI, et Jaafar al-Shami, font défection à Alep avec 40 hommes pour rejoindre l'EI. Zaydan gagne Raqqa et Tahawi, depuis sa prison, soutient également l'EI. En juillet 2014, Golani, le chef d'al-Nosra, remplace son chef juriste par un Jordanien, , ce qui montre la consolidation des liens entre le groupe et les salafistes-djihadistes jordaniens fidèles à al-Qaïda. Le 24 décembre 2014, alors que la Jordanie a rejoint la coalition frappant l'Etat Islamique en Irak, puis en Syrie, le pilote jordanien Moaz al-Kassasbeh est abattu à bord de son F-16 et capturé par l'EI, puis brûlé vif en janvier 2015. Cette mise à mort soulève les Jordaniens contre l'EI, mais les salafistes-djihadistes proches d'al-Qaïda reconnaissaient déjà avant qu'ils avaient perdu la jeunesse attirée par l'EI9.

Omar Mahdi Al Zaydan
Sami al-Aridi


Les djihadistes jordaniens passent les 350 km de la frontière syrienne grâce à des contrebandiers qui leur font traverser les champs de mines. Le voyage coûte de 600 à 900 dollars par personne avec une taxe de 400 dollars par arme transportée. Abu Qudamah, un homme de 30 ans, a été grièvement blessé par un lance-roquettes en combattant avec le front al-Nosra à Deraa. Les salafistes jordaniens acheminent aussi des armes depuis le sud d'Amman. Le prix de l'AK-47 monte de 800 dollars à 1 830 dollars en raison de la demande. Les balles s'achètent à 3,5 dollars au lieu d'1,5. En avril 2013, Munif Samara, du camp de Zarqa, indique que 500 Jordaniens sont au combat en Syrie, que 40 y ont trouvé la mort dont 7 dans des attaques-suicides10. Les djihadistes jordaniens ne sont pas seulement issus des prisons ou des camps palestiniens : certaines membres de l'élite sociale rejoignent aussi les salafistes, comme cet officier de l'armée de l'air qui fait défection pour rallier al-Nosra en juillet 201311. Fin octobre 2013, les djihadistes jordaniens, par la voix de Mohammed al-Shalabi, revendiquent un millier de combattants en Syrie répartis entre le front al-Nosra, l'EIIL et Ahrar al-Sham essentiellement. Joas Wagemakers, spécialiste du sujet, explique que les Jordaniens partent se battre en Syrie car les djihadistes y voient la possibilité de conquérir un Etat musulman ; en outre le gouvernement jordanien ne souhaite pas le maintien du régime syrien ; enfin, existe alors la possibilité de conquérir un territoire pour en faire un Etat Islamique, selon les voeux de Maqdisi. Ce dernier reste la figure la plus importante en Jordanie : aucun des autres salafistes n'a son envergure internationale, alors même que le mouvement salafiste-djihadiste jordanien n'a pas de véritable cohérence, pour diverses raisons12. En novembre 2013, des estimations portent à 128 le nombre de Jordaniens tués en Syrie. Les djihadistes jordaniens affirment que 60 sont morts aux côtés du front al-Nosra ou de l'EIIL13. Le mouvement djihadiste jordanien s'est déchiré après la naissance de l'EIIL en avril 2013 et l'échec de la récupération par ce dernier du front al-Nosra : si Maqdisi et Abu Qatada, extradé de Grande-Bretagne vers les prisons jordaniennes, restent fidèles à ce dernier et à la ligne d'al-Qaïda, d'autres prêcheurs salafistes comme Mahdi Zeydan penchent pour l'EIIL et Baghdadi14.

En mars 2014, un jeune homme de 24 ans enterré à Maan est le 17ème homme de la ville à périr au combat en Syrie. Au début de l'année 2014, les candidats au djihad proviendraient plutôt du camp d'Irbid. Les salafistes-djihadistes jordaniens seraient 5 000 : l'engagement en Syrie donne naissance à une nouvelle génération de combattants davantage préoccupés par les enjeux locaux et régionaux qu'internationaux. Ces derniers veulent créer une « forteresse » (Diyar al-Tamkeen) en Syrie, d'où ils pourraient ensuite rayonner. Le groupe est relativement lâche, avec des chefs comme al-Tahawi qui dans une fatwa a appelé au djihad en Syrie dès février 2012. Les djihadistes jordaniens ciblent « l'ennemi proche » ; la Jordanie, pour parer à toute éventualité, a procédé à de nombreuses arrestations, dont celle, en décembre 2013, de Raed Hijazi, connu sous le nom de guerre de Abou Ahmed al-Amriki. Par ailleurs, la dimension confessionnelle du conflit, entre sunnites et chiites surtout, s'impose de plus en plus : Abou Qatada a justifié les attentats terroristes au Liban contre le Hezbollah qui soutient le régime syrien. Enfin, le conflit syrien offre la possibilité de créer un Etat islamique transnational, à partir de la « forteresse » initiale15. En juin 2014, avec la percée de l'EIIL en Irak et la naissance consécutive de l'Etat Islamique, des partisans de l'EI à Maan manifestent en Jordanie, baptisant leur cité la « Falloujah » locale16. A Maan, le drapeau de l'EI flotte au-dessus de la ville, et ses slogans tapissent les murs. Les jeunes sont attirés par le groupe alors que la « vieille garde », elle, reste proche d'al-Qaïda. Mais les activistes de l'EI sont assez peu nombreux et la scène djihadiste reste divisée17. Certains Jordaniens qui cherchent à rejoindre l'Etat Islamique sont finalement embrigadés par le front al-Nosra, qui est présent en force sur la frontière avec la Syrie18.

The Atlantic raconte l'histoire de Jihad Ghaban, jeune Jordanien de 20 ans qui rejoint la Syrie en juin 2013 et passe une année au service de la branche médiatique du front al-Nosra, avant de prendre les armes et d'être tué en octobre 201419. Pour Al-Akhbar, journal libanais proche du Hezbollah, les Jordaniens forment l'ossature du front al-Nosra et sont particulièrement bien représentés dans la province de Deraa et dans la Ghouta, autour de Damas20. Selon une étude récente de l'ONG Mercy Corps, la pauvreté n'est pas à l'origine du départ des candidats au djihad jordaniens, qui viennent de milieux très variés. Il n'y a pas non plus de compensation financière de la part des groupes armés syriens vers les familles des tués au combat. Le plus souvent, les candidats invoquent le désir de protéger les femmes et les enfants sunnites comme motif de leur engagement au djihad ; les réseaux sociaux permettent de comprendre qui part, et quels groupes les volontaires rejoignent. Une fois sur place, les combats fratricides entre groupes armés sunnites sont la principale source de désillusion des volontaires jordaniens. L'étude a été menée à Maan, Salt et Zarqa, principaux foyers de candidats au djihad, et a permis d'approcher le parcours de 23 combattants jordaniens. La plupart (19 sur 23) avaient un emploi avant leur départ, et plutôt qualifié (on trouve des docteurs ou des ingénieurs). Les recruteurs, en revanche, sont souvent payés, en fonction de la qualité des recrues. Les candidats se décident souvent par leur réseau familial ou d'amis, qui comprend souvent un membre ayant fait le djihad en Syrie. Internet et les réseaux sociaux dramatisent le djihad et donnent une dimension différente des crimes attribués au régime syrien, à l'Iran ou ou Hezbollah. La religion, au départ, n'intervient pas forcément : la réaction renvoie plus à l'émotion. En revanche les combattants justifient leur entreprise par une légitimation religieuse. Le lieu commun des femmes sunnites violées par les soldats du régime syrien semble agir comme un catalyseur du recrutement. Le djihad est vu par certains comme une forme de réhabilitation sociale, aussi. Si ils reviennent en Jordanie, c'est parce que la réalité du djihad les a déçus, ou qu'ils ont seulement combattu des sunnites et non des chiites ou des alaouite ; enfin, des mères ont parfois réussi à faire venir leurs fils21. En avril 2015, un responsable salafiste de Maan, Musa Abdullat, évoque 2 000 Jordaniens partis faire le djihad en Syrie dont 1 300 avec l'Etat Islamique ; 250 auraient péri22. En janvier 2015, l'ICSR revoyait à 1 500 le nombre de Jordaniens partis en Syrie, ce qui place la Jordanie juste derrière l'Arabie Saoudite et la Tunisie en chiffres bruts ; en revanche, au prorata de la population, la Jordanie arrive en tête23.

Le 9 novembre 2015, un capitaine de police jordanien ouvre le feu dans un centre d'entraînement de la police près d'Amman et tue 2 contractors américains, un instructeur sud-africain et 2 Jordaniens, avant d'être abattu. L'attaque survient le jour anniversaire des attentats d'Amman en 2005, le plus meurtrier sur le sol jordanien24. En décembre 2015, la province d'al-Anbar de l'Etat Islamique publie une vidéo montrant l'attaque kamikaze effectuée à bord d'un véhicule suicide par Mohammed al-Dhalaein, 23 ans le fils d'un député jordanien indépendant, Mazen al-Dhalaein. Mohammed étudie la médecine en Ukraine puis l'été dernier rejoint l'EI en passant par la Turquie. Il mène son attaque suicide au début du mois d'octobre au nord de Ramadi, en Irak25.


La province d'al-Anbar de l'EI a diffusé la vidéo de l'attaque-suicide de Mohammed al-Dhalaein en décembre 2015.


Dans le prologue, l'EI utilise des extraits du film de Ridley Scott Kingdom of Heaven (2005)-la scène du siège de Jérusalem par Saladin en 1187.


Mohammed al-Dhalaein devant son véhicule suicide, un M113 capturé sur l'armée irakienne et affublé du drapeau de l'EI pour les besoins de la vidéo.


A gauche, Mohammed al-Dhalaein en Ukraine, avant son départ pour rejoindre l'EI.

Son père Mazen.






L'EI lance plusieurs véhicules suicides début octobre 2015 au nord de Ramadi, en Irak.


Tirs de soutien par une mitrailleuse PK...

... un canon sans recul...

... une M2HB de 12,7 mm sur affût original...

... une autre pièce lourde...

... et l'explosion.








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