dimanche 21 juin 2015

Publication : 2ème Guerre Mondiale n°60 (et arrêt de mes contributions au magazine)

On trouve dans les maisons de la presse depuis quelques jour le n°60 du magazine 2ème Guerre Mondiale, qui démarre une nouvelle formule, avec de nouvelles rubriques et une forme différente également pour le contenu.

Pour ma part, j'ai livré le dossier consacré à l'as des Tigres I allemands Otto Carius, décédé à l'âge respectable de 92 ans en janvier dernier. Mon but toutefois n'a pas été de retracer une énième biographie de Carius, élogieuse et dépourvue de recul, ni de me perdre dans les détails techniques des machines utilisées par Carius. Je n'ai pas souhaité non plus proposer un article un peu différent de cette litanie mais absolument pas sourcé. Ma démarche a été la suivante : montrer comment le parcours d'Otto Carius s'inscrit dans la réalité de la guerre à l'est menée par la Wehrmacht.

Cette démarche a été conditionnée par les sources disponibles. Contrairement à Joachim Peiper sur lequel j'avais livré un dossier similaire il y a quelques temps, il n'existe pas de biographie historienne d'Otto Carius (avec son décès, espérons qu'elle vienne !), ni d'articles spécialisés portant directement sur le personnage. J'ai donc pris comme base les mémoires de Carius, publiées dès 1960 en allemand mais traduites en anglais seulement dans les années 1990, donc finalement assez tard), que j'ai remises en contexte avec les travaux les plus récents. Mais j'ai essayé de dépasser le simple récit militaire et d'effectuer cette contextualisation, aussi, dans les directions récentes (qui ont maintenant, tout de même, une bonne trentaine d'années) de l'historiographie, avec des ouvrages en anglais, en allemand et en russe. J'ai notamment utilisé le travail de M. Bariatinsky, de D. Glantz, de J. Kilian. Malheureusement je n'ai pas eu le temps d'utiliser l'ouvrage de J. Rutherford que je fichais récemment, qui aurait été bien utile ici.

Pour ce numéro, j'ai également écrit la désormais traditionnelle chronique cinéma, qui porte sur le film russe Bunker (2012). Je profite de ce billet pour annoncer également qu'il s'agit là de mes dernières contributions au magazine 2ème Guerre Mondiale, si j'excepte la parution à venir d'un thématique dans les prochains mois.

Bonne lecture.

2 commentaires:

  1. et un mot sur les raisons que te poussent à tirer ta révérence de la revue?

    RépondreSupprimer
  2. Je n'en ai pas parlé volontairement.
    Si jamais j'en parle, ce sera dans un billet réfléchi (qui englobera d'ailleurs toute la presse spécialisée en histoire militaire, et pas que ce magazine), si j'ai le temps.
    A suivre donc.

    RépondreSupprimer