samedi 23 mai 2015

Les aventures du capitaine Wyatt (Distant Drums) de Raoul Walsh (1951)

1840. Le lieutenant Tufts (Richard Webb), de la marine américaine, raconte comment il a été envoyé par le général Taylor auprès du capitaine Quincy Wyatt (Gary Cooper), qui vit isolé au milieu des Indiens, sur une île à l'intérieur de la Floride, avec son fils de 5 ans. La mission des soldats et des éclaireurs de Wyatt est de mener un raid commando en territoire séminole pour détruire un fort espagnol utilisé comme place de ventes des armes à feu pour les Indiens. La mission est un succès mais le bateau qui devait ramener les hommes du raid est repoussé par le feu des Séminoles. Commence alors une longue marche de retour à travers les Everglades...

Les aventures du capitaine Wyatt appartient au sous-genre du western baptisé "Florida Westerns", peu nombreux, surtout réalisés dans les années 1950, qui situent leur action pendant la deuxième guerre contre les Séminoles (1835-1842). La plupart de ces films mettent d'ailleurs en scène le chef indien Osceola (ici Oscala), qui a incarné la résistance aux Américains. Dans Distant Drums, on le montre comme un chef assoiffé de sang qui livre ses prisonniers aux alligators. Le fort Castillo de San Marcos, construit par les Espagnols au XVIIème siècle, et qui a servi aux Américains de prison pour les Indiens pendant la guerre, est placé ici près de la côte est de la Floride, alors qu'il est sur la côte ouest.



Ce n'est pourtant pas le meilleur film de Walsh, qui la même année réalise aussi Capitaine sans peur, sur les aventures du capitaine Hornblower, à mon avis beaucoup plus palpitant. Il faut dire que Distant Drums est un décalque à peine masqué de Aventures en Birmanie (Objective Burma !), de 1945. Le scénario est le même : un commando détruit un objectif en territoire ennemi, mais connaît les pires difficultés pour rentrer à bon port. Les Séminoles remplacent les Japonais et la Floride la Birmanie, mais les ficelles sont les mêmes. La copie est malheureusement moins bonne que l'original : les seconds rôles ne sont pas travaillés, le scénario ne ménage aucune surprise et les décors naturels ne sont pas exploités. Seule différence, un final un peu plus somptueux où Gary Cooper donne seulement la pleine mesure de son talent, car son personnage de Wyatt n'est vraiment pas travaillé sur l'ensemble du film, et c'est bien dommage. Les scènes d'actions ne sont pas là pour remonter le tout. Bref, une déception.

 


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