mardi 5 mai 2015

Fred DUVAL, Jean-Pierre PECAU, et MAZA, Jour J, tome 18 : opération Charlemagne, Paris, Delcourt, 2014, 64 p.

Après son évasion rocambolesque du territoire français, Léo et son mécanicien, Jules, qui volent désormais sur Mosquito britannique, sont chargés d'une reconnaissance photo sur le port de Saint-Nazaire, où stationne un bien étrange sous-marin français... pendant ce temps, à Paris, deux espions américains arrivent pour récupérer de précieuses informations sur le même sujet. Malgré la couverture de l'escadrille commandée par Pierre Mendès-France, le Mosquito des deux hommes est abattu, et Jules tué dans le crash. Léo se réfugie dans une propriété toute proche, poursuivi par son implacable ennemi, le commissaire Lafont...

Opération Charlemagne (la couverture et le titre font référence, en fait, aux toutes dernières cases de l'album) est la suite du tome 14 de la série uchronique Jour J, Oméga. Il y aura un troisième tome pour compléter ce qui deviendra donc une trilogie, ce qui n'est pas plus mal, car le principal défaut de la série est de ne pas arriver, parfois, à développer l'uchronie suffisamment sur un seul tome.

Comme souvent, les clins d'oeil sont nombreux : que l'on pense à l'affiche d'un film p.4, "Raid sur Albion", avec Jean Gabin ; au port de Saint-Nazaire qui a abrité certains des abris bétonnés allemands pour U-Boote durant la Seconde Guerre mondiale ; ou bien encore au dialogue tiré des Tontons Flingueurs (p.21). Le tome, à la suite du 14, n'est pas le plus révolutionnaire quant à l'uchronie, dont le sujet est relativement classique : cela est compensé par l'action, trépidante, le mélange avec l'espionnage et les scènes de combat aérien. On appréciera la place dévolue au général de Gaulle, au service du dictateur Laval mais envoyé au loin pour éviter un coup d'Etat, ou bien l'insistance sur le rôle des Etats-Unis, dont il est rappelé qu'ils ont mis du temps à s'engager dans le conflit mondial... on attend avec impatience le dernier tome car la dernière planche laisse un peu sur sa faim...


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire