mardi 12 mai 2015

Commando à Prague (Atentát) de Jiří Sequens (1964)

Film tchécoslovaque, Commando à Prague raconte l'opération Anthropoïd, montée par le Special Operations Executive (SOE) pendant la Seconde Guerre mondiale pour assassiner Reinhard Heydrich, chef du RSHA, protecteur de Bohême-Moravie pour le régime nazi et architecte de la Solution Finale, le 27 mai 1942 à Prague.

Le film est intéressant car tourné dans la Tchécoslovaquie du bloc de l'est, qui porte un regard sur une opération conduite par les Britanniques avec des Tchécoslovaques libres parachutés depuis l'Angleterre, qui n'étaient donc pas des communistes... il y a plusieurs points mis en valeur. Le propos commence par montrer la rivalité entre Canaris et Heydrich, ce dernier étant vu comme atteint de démesure (hybris) et d'ambiton effrenée, comme dans une tragédie grecque, ce qui le conduit à sa perte. La contextualisation de l'opération est assez rapide et on passe très vite au parachutage des hommes, à leur prise de contact avec la résistance locale, à la préparation de l'attentat et à la réalisation de ce dernier, à la répression des Allemands (destruction intégrale du village de Lidice, habitants et bâtiments) et à la mort des agents tchécoslovaques cernés dans l'Eglise Saints-Cyrille-et-Méthode de Prague.



Contrairement au film Sept hommes à l'aube de Lewis Gilbert, qui traite des mêmes événements en s'inspirant de l'histoire romancée d'Alan Burgess, le film tchécoslovaque est tourné en noir et blanc. Des deux films, Commando à Prague est celui qui est le plus fidèle aux lieux, de l'attentat, contrairement à Sept hommes à l'aube, et de l'église pour le combat final, où les deux films cette fois ont été tournés. Comme pour Sept hommes à l'aube, la mise à mort des agents tchèques dans l'église de Prague constitue le paroxysme du film.



Le film déploie une belle collection d'armes : pistolets CZ 38, SACM 1935MA, Walther P38, Luger P08, mitraillettes Sten et MP40, fusils Mauser 98K, mitrailleuses MG 34 et 42 (anachronique pour cette dernière), un rare canon antichar Pak 43/41 de 88 mm, un obusier soviétique de 122 mm qui est tiré par le Sdkfz 251 qui traîne le corps d'Heydrich, un canon antiaérien Flak 38 de 105 mm.




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