mardi 24 février 2015

Bataillon de fer (Retreat, Hell !) de Joseph H. Lewis (1952)

1950. La Corée du Nord envahit la Corée du sud. Les Américains doivent en urgence mettre leur armée sur le pied de guerre pour soutenir l'armée sud-coréeenne enfoncée par les communistes. Le corps des Marines bat le rappel de ses réservistes et autres éléments disponibles. Le capitaine Hansen (Richard Carlson), marié, père de deux enfants, réserviste des Marines et vétéran de la Seconde Guerre mondiale dans le Pacifique, rejoint comme commandant de compagnie le bataillon du lieutenant-colonel Corbett (Franck Lovejoy). L'entraînement est accéléré pour préparer l'unité à la contre-offensive américaine : le débarquement à Inchon, en septembre 1950...

Bataillon de fer (traduction française pour le moins étrange de la célèbre réplique du général des Marines O. P. Smith) a été tourné alors que la guerre de Corée n'était pas encore terminée. A côté des acteurs déjà cités figure au casting, dans le rôle du major Knox, Peter Julien Ortiz, un officier décoré des Marines qui a servi dans l'OSS.




Le film est un hommage à la 1st Marine Division et notamment à son combat désespéré contre les Chinois lors de la bataille du réservoir de Chosin, en novembre-décembre 1950, qui inspire le titre. La Warner propose le projet de film au corps des Marines en décembre 1950, et le scénario est d'ailleurs écrit par un ancien Marine, Milton Sperling. Un accord formel est finalement donné en août 1951 et le tournage commence à Camp Pendleton, avec création au bulldozer d'une route et de neige artificielle, puis de villages nord-coréens aussi authentiques que possible. Le général des Marines Shepherd estime que le corps a contribué à hauteur de 1 million de dollars à la production.



Bataillon de fer n'est pas un des films américains les plus marquants sur la guerre de Corée, contrairement aux productions d'un Samuel Fuller notamment. Les personnages sont relativement conventionnels : l'officier réserviste devant faire ses preuves, l'officier de carrière obsédé par la réussite de sa mission mais aussi par la survie de ses hommes, le plus jeune frère d'une fratrie engagé à 17 ans et qui reste le seul survivant de sa famille... les scènes de combat ne sont pas une réussite, du moins au début, avec le débarquement à Inchon. Elles sont meilleures sur la fin du film, avec les combats du réservoir et la retraite américaine vers Hungnam. Un divertissement moyen, sans plus.

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