dimanche 23 novembre 2014

Robert VAN GULIK, Meurtre à Canton, Grands Détectives 1558, Paris, 10/18, 1983, 248 p.

680 ap. J.-C. . Le juge Ti est devenu président de la cour métropolitaine de justice, un des postes les plus éminents de l'empire Tang. Il est cependant envoyé en mission secrète à Canton. Le censeur Liou, fonctionnaire important du gouvernement, a en effet disparu dans les rues de l'imposante ville du sud. A l'heure où l'empereur est mourant, son absence pourrait avoir de sérieuses conséquences politiques... et la mission du juge Ti n'en est que plus compliquée.

Robert van Gulik était un auteur néerlandais qui a servi son pays dans différents pays asiatiques, de la colonie des Indes Néerlandaises au Japon en passant par la Chine. C'est en 1948 qu'il traduit un roman policier chinois, 3 affaires résolues par le juge Ti (Dee Jen Djieh en VO), un fonctionnaire de l'époque Tang qui va lui servir de source d'inspiration pour 16 romans policiers construit sur le personnage. Il meurt en 1967. Van Gulik illustrait aussi ses romans, comme celui-ci, avec des images adaptées au fil du récit. A noter que le juge Ti a été adapté deux fois au cinéma par Tsui Hark, en 2010 et en 2013.

Meurtre à Canton, le treizième roman de la série, est celui qui chronologiquement se passe en dernier, en 680. Publié en 1966, un an avant la mort de l'auteur, c'est un retour aux sources puisque l'intrigue mêlant éléments amoureux et politiques revient à celle des premiers volumes de la série. Une des ruses utilisées par le juge Ti à la fin de l'histoire s'inspire d'un fait parfaitement authentique survenu dans la Chine du IVème siècle av. J.-C. . Je n'ai lu que certains tomes de Van Gulik mais Meurtre à Canton reste l'un de mes préférés.


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