dimanche 14 septembre 2014

Richard D. NOLANE, MAZA, Wunderwaffen, tome 5 : Disaster Day, Paris, Soleil, 2014, 50 p.

6 juin 1946. Goebbels, aux côtés de Laval, célèbre en Normandie l'échec du débarquement allié sur les plages, deux ans plus tôt. Murnau, à bord de son Lippisch et aux côtés des Horten Ho 229 et autres Me 262 dernier cri, assure la protection aérienne de l'événement contre les attaques des avions alliés. Il se souvient également du désastre du 6 juin 1944...

Cette fois-ci, je dis stop. J'ai émis des réserves sur la série Wunderwaffen depuis le tome 3, mais avec Disaster Day -un titre qui fait fortement penser à une autre bande dessinée, D Day, le jour du désastre-, c'est la goutte d'eau.

Commençons par l'auteur. Richard D. Nolane (pseudonyme d'Olivier Raynaud), s'intéresse, selon sa page Wikipédia, à la science-fiction, au fantastique et au paranormal. Il a participé, entre autres, à la rédaction de deux livres dans la collection rouge chez J'ai Lu, Les mystères de l'univers : un baptisé Des sociétés secrètes au paranormal, l'autre Les Illuminati. Rien de très remarquable jusque là, en plus d'une fascination évidente pour le mythe de l'occultisme nazi. Ce qui l'est davantage, ce sont les noms de ces deux coauteurs pour les ouvrages concernés. Le premier est Arnaud de l'Estoile, un auteur à classer à l'extrême-droite, plutôt dans une tendance catholique intégriste. La seconde, Geneviève Béduneau, a un profil encore plus détonnant. Elle a été candidate aux élections législatives de 2012 dans le 20ème arrondissement de Paris, sur une liste du Rassemblement Bleu Marine, où l'on trouve notamment nombre de candidats dont le Front National ne veut pas, pour des questions d'images, sur ses propres listes (identitaires, royalistes, etc). C'est en fait une militante du SIEL, un parti qui se propose notamment de faire la jonction entre l'UMP et le FN. Elle est proche de milieux catholiques intégristes, défend les criminels de guerre serbes du conflit en ex-Yougoslavie et, plus récemment, le régime syrien de Bachar el-Assad. Elle est en outre adepte de la théorie du complot à propos des attentats du 11 septembre : pour résumer, on peut la classer dans une extrême-droite piquée d'ésotérisme et sensible à l'occultisme. Pour revenir à Richard D. Nolane, il tient un nombre important de blogs en ligne, avec des contenus thématiques ; parmi ces derniers, celui-là, qui s'intéresse à la littérature que l'on pourrait appeler "naziexploitation", laquelle s'inspire du nazisme pour des romans laissant court à tous les fantasmes guerriers et sexuels issus du IIIème Reich, comme ceux des éditions Gerfaut que je commentais ici il y a quelques temps... quelles sont donc réellement les motivations de l'auteur ? Difficile à dire, puisqu'il collabore avec des personnes ouvertement associées avec l'extrême-droite (apparemment sans en être partisan, comme il nous le dit dans les commentaires ci-dessous), et qu'il semble très au fait du mythe de l'occultisme/ésotérisme nazi (ce qu'il  confirme également dans son commentaire).

Quant au contenu même de la BD, il y a plusieurs éléments troublants, et ce n'est en rien lié au fait que ce soit une uchronie basée sur un renversement de la guerre en faveur des nazis. C'est plutôt l'insistance sur un point de vue quasi uniquement nazi de l'histoire, avec une fascination qui finit par mettre mal à l'aise et par interroger. Dans les premières planches de combat aérien du tome, p.6-9 notamment, et ce n'est pas la première fois, les Wunderwaffen aériennes ne font qu'une bouchée des appareils alliés, y compris à réaction. Aucun avion allemand n'est abattu. En ce qui concerne la mise à jour de l'opération Fortitude, on note aussi que l'auteur choisit de mettre en scène un traître homosexuel et deux autres Juifs, le premier étant trompé par un espion nazi qui se fait passer pour un communiste... ce qui permet aux dignitaires nazis, Himmler et Kaltenbrunner, de s'en donner à coeur joie sur le sujet. La deuxième séquence de combats aériens, où les Me 262 sont opposés à des B-17 et P-51 (p.14-19), elle aussi, ne voit aucun avion allemand tomber. Pire : l'auteur rajoute dans le sordide avec ce corps de pilote américain éjecté de son Mustang qui vient s'écraser en contrebas dans le cockpit d'un B-17 américain (!), avec tous les détails sanguinolents. On remarque aussi, lors de la séquence d'attaque au sol (p.23-30) de la Leibstandarte par des Mosquitos, que c'est un des appareils britanniques touchés par les Allemands qui s'écrase malencontreusement sur un bus bondé d'enfants qui passe par là... tout un symbole. Et là encore, les Mosquitos n'ont quasiment aucune possibilité de riposter face aux Me 262. Le thème de l'échec du D Day, lui, comme je le disais au début de la fiche, a déjà été utilisé dans la bande dessinée dans cette reprise du mythe de l'occultisme/ésotérisme nazi. L'auteur s'en donne ainsi à coeur joie pour nous montrer les He 219 Uhu tirer comme des pigeons les C-47 bourrés de parachutistes. Puis ce sont les Arado Ar 234 Blitz qui bombardent la flotte alliée avant que celle-ci ne soit désintégrée par des nuées d'éclairs que l'on devine liés à un phénomène occulte...

Quant au bonus, le fiasco du Jour J vu par les médias (en fait Die Deutsche Wochenschau), il est théoriquement là pour prolonger l'uchronie. Mais que penser devant ce language reprenant la propagande nazie, mot pour mot ou presque, et ce même si c'est dans le cadre d'une uchronie ? Avec ces images de Dieppe qui furent bel et bien utilisées par la propagande du IIIème Reich pour rassurer la population allemande au moment du débarquement en Normandie, ou cette affiche inspirée des canons du docteur Goebbels... il manque une certaine distance, pour le lecteur, par rapport à l'utilisation de tels documents.

Bref, Wunderwaffen, d'une idée plutôt entraînante au départ, tournant autour des armes "miracles" nazies et du mythe de l'ésotérisme/occultisme du IIIème Reich, commence à prendre un tour franchement contestable. La mise en scène de victoires continues des nazis grâce à des interventions paranormales ou à des avancées technologiques, provoquant un véritable carnage chez les alliés, interrogent sur les intentions profondes de l'auteur. S'agit-il seulement de proposer une énième uchronie sur le sujet, et ce quand bien même est-elle bien illustrée, ou de faire passer un message plus implicite ? On est en droit de se le demander. D'autant que l'auteur propose maintenant une uchronie sur la Première Guerre mondiale, Zeppelin's War, où intervient encore Hitler... de mon côté, Wunderwaffen, c'est terminé.



18 commentaires:

  1. Bonjour,
    Comme je le dis souvent si j'aime bien m'expliquer, j'ai horreur de devoir me "justifier".
    Je pourrais m'énerver à la lecture des absurdités qui émaillent votre texte (et qui frisent la diffamation : attention...) mais je me contenterai de vous dire que oui, ça fait quarante ans que je m'intéresse à toutes les mystiques tordues qui tournent autour des nazis, à tout ce qui touche cette époque et que ce n'est certainement pas près de cesser tant le sujet est (malheureusement) riche. Quant à la "naziexploitation" de la collection "Les Soudards" et d'ailleurs, c'est une extension littéraire, BD et cinématographique de la fascination malsaine pour les Nazis qu'il m'intéresse d'étudier, que ça vous plaise ou pas.
    Et oui, pour Wunderwaffen, j'ai décidé de prendre le point de vue des TRES méchants et de les faire agir et parler avec leur naturel souvent détestable. Ce qui nous change de ce qu'on livre d'habitude et ça semble plaire aux lecteurs...Tout en réservant une surprise pour la fin de la série.
    Et oui, dans l'autre uchronie, Zeppelin's War, j'ai décidé de remettre ça avec l'Oncle Adolf jeune mais avec un méchant bien pire ici, à savoir un Raspoutine au turbo.
    Et enfin pour votre gouverne (et sans doute votre consternation...) , je vous signale qu'une troisième uchronie est sur le feu, Space Reich, où cette fois nous suivrons les Américains dans une course à l'espace avec un Reich qui a dévoré l'URSS en 1943....
    Bref, si j'explore bien d'autres thèmes (ce qui semble vous avoir échappé...), je peux vous promettre que celui-là, je suis loin de l'avoir épuisé en BD et ailleurs...
    Enfin, les opinions politiques de mes petits camarades de chez J'Ai Lu, je ne suis pas obligé de les partager, et tant que nous faisons de bons livre ensemble, c'est ce qui m'importe. Donc votre procès d'intention me passe à 10 000 pieds au-dessus de la tête, d'autant plus que vous n'avez manifestement pas lu ce que j'ai écrit pour J'Ai Lu. Ca c'est de la critique, hein ?
    Cordialement,
    RDN (bien content d'avoir bouclé aujourd'hui le T6 de Wunderwaffen)

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  2. Bonjour,

    Je n'ai aucunement demandé que vous vous justifiez.
    Quant à mon point de vue, il semble être partagé, aussi, par d'autres lecteurs, mais également par des spécialistes (universitaires) du mythe de l'occultisme/ésotérisme nazi et de la mouvance de l'extrême-droite de par chez nous, pour faire vite.
    Je trouve assez étrange que vous acceptiez de travailler aux côtés de gens politiquement très connotés ; écrire avec de tels gens, cela engage, tout de même. Une telle collaboration a ses limites.
    Effectivement je n'ai pas lu vos livres collectifs chez J'ai Lu, et après ? Je n'en fait pas le commentaire ci-dessus, un coup d'oeil sur vos coauteurs m'a suffi, leurs biographies parlent d'elles-mêmes.
    Et d'ailleurs, si j'avais tellement tapé à côté, pourquoi vous justifier si longuement ici (et si rapidement, j'ai posté la fiche il y a un jour à peine...) ? J'avoue que pour ma part, à votre sujet, je me pose un certain nombre de questions, point barre : je ne vois pas où vous voulez en venir avec Wunderwaffen, ou plutôt, ce que je devine ne m'intéresse plus.

    Cordialement.

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  3. Bonjour,

    Moi, ca me donne envie de le lire. Quand on s'est tapé des chefs d'oeuvre de détournement de l'histoire à des fins de propagande et d'aliénation comme "save private Ryan", "we were soldiers" ou dans une moindre mesure "Indigènes" (auquel je reconnais plus de mérites que de torts, mais qui accorde trop de crédit à un scénario d'exploitation sanguinaire des nord-africains marrons "de souche" par quelques francais blancs bien sûr racistes et privilégiés, lors de la participation des FFL aux cotés des alliés durant la 2gm), quand on a lu les mémoires de Farah Pahlavi (la femme du dernier shah d'Iran) dans lesquels elle semble mettre tout sur le dos du chef des services secrets qui les a trahis et sur la trop grande clémence du Shah, et qu'on a appris à prendre du recul, alors on peut bien se permettre de lire cette uchronie qui prend le point de vue des nazis. Je dirais même que prendre le point de vue du méchant sans retenue est préférable, afin de prendre du recul par rapport à ses propres convictions. Ce n'est pas pour rien que les acteurs reconnaissent toujours jouer de préférence le méchant car c'est plus drôle.
    Ceci étant, il est vrai que je suis dubitatif face aux phénomènes occultes évoqués par historicoblog3. ce ne serait plus de l'uchronie mais de la fantasy.

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  4. Bonjour,

    Indigènes effectivement n'est pas sans reproches ; tout comme Saving Private Ryan ou We were soldiers (étant passionné par la guerre du Viêtnam, je parle en connaissance de cause...).

    Ce qui me gêne, ce n'est pas une uchronie vue du côté nazi, ici (j'en ai lu quelques-unes, en bandes dessinées surtout, et via quelques autres médias), c'est le contenu de cette uchronie, qui franchement interpelle. Comme je l'avais dit, j'ai été emballé par le premier tome ; dès le deuxième et surtout le troisième, je m'interrogeais. Je n'ai pris la peine de me renseigner un peu plus qu'avec le n°5 et j'ai bien fait.

    Cordialement.

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  5. Bonjour Stéphane,
    pour ma part je n'ai pas beaucoup aimé les 2 premiers tomes parce que, même si c'est une uchronie, il faut quand même que cela soit un minimum crédible et j'ai du mal à y croire au regard de la puissance des alliés dans tous les domaines (sauf peut être scientifique), mais bon, les victoires trop faciles des nazis, c'est difficile à avaler. Mais avec votre critique et votre révélation sur les auteurs je comprend mieux la "victoire" des nazis.

    Bien amicalement,
    FG

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  6. Bonjour François,

    Il y a effectivement des éléments troublants. Ceci dit j'avais, moi, bien aimé le premier tome, mais je n'avais évidemment pas la suite (sic).

    Cordialement.

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  7. Bonjour Stéphane, bonjour à tous

    J'ai relu attentivement le tome 4 et je reste perturbé par son contenu: j'ai l'impression de retrouver du Jean Mabire transposé dans la BD, et c'est assez dérangeant. On retrouve une même fascination pour la mythologie guerrière du IIIème Reich, un goût prononcé pour les scènes de carnage où ce sont surtout les alliés que l'on voit "écrabouillés". Il y a des passages qui m'ont presque donné la nausée. Je me rends compte aussi que l'exercice qui consiste à mettre l'histoire en image avec des "si" ne donne pas toujours des réussites.

    Mais bon, ce n'est qu'une opinion, aussi critiquable que celle de l'auteur.

    Cordialement

    Antoine

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  8. J'ai eu les mêmes impressions à partir du tome 3, comme je le disais, Antoine. Et visiblement nous ne sommes pas les seuls. D'ailleurs si on avait tapé à côté l'auteur ne serait pas venu en personne me menacer de diffamation (!) ci-dessus... cqfd.

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    1. Parce que ça vous plairait vous de vous faire traiter de nazi ?

      Personnellement si une personne me traitait de nazi en étant devant moi, elle prendrait mon point dans la gueule, si comme dans ce cas, elle était de l'autre coté d'un ordinateur, c'est sur que je m’offrirais quelques vacances avec ce que les dommages et intérêts me rapporterait !

      Je trouve plutôt que vous avez de la chance que l'auteur n'ai pas porté plainte, (d'ailleurs il ne menace pas de le faire, mais rappelle que de tels propos appuyés par des arguments aussi fallacieux, en droit ça s'appelle de la diffamation), à sa place je ne sais pas si j'aurais été si patient devant tant de bêtise...

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    2. Me faire traiter de nazi, j'ai connu, plus jeune. Pas agréable du tout. Mais dans mon cas, il y avait des raisons, et je me suis amendé ensuite (j'ai changé).

      Pour le reste, si vous n'avez que des commentaires de ce genre à faire, inutile d'en publier d'autres.

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  9. tout à fait d'accord

    Antoine

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  10. Je viens de voir que les auteurs attaquent une nouvelle série, "Space Reich". Avec probablement un record du nombre de croix gammées en couverture.

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    1. Avez vous comptées celles du film hollywoodien "Iron Sky", qui traite exactement du même sujet, mais peut être soupçonnez vous ses producteurs d'être des nazis infiltrés à L.A !
      La preuve, ils produisent les films de Lars Von Trier, Von Trier, ça fait très teuton...

      Avec des "anti-nazis" comme vous, les fachos n'ont pas fini de rigoler...

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    2. Cette récupération du thème nazi, jusqu'à la nausée, pose néanmoins problème, même en dehors de toute considération politique (ce qui n'est pas le cas ici, manifestement).
      D'ailleurs, bizarrement, nous sommes beaucoup à partager cet avis sur cette BD. Comme quoi nous ne sommes pas tant des rigolos que ça.

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  11. Oui, l'auteur l'annonçait ci-dessus. Je crains le pire.

    A bientôt.

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  12. Contrairement à ce que vous prétendez dans votre chronique sur cette excellente série, j'ai du mal à voir en quoi elle glorifie les nazis !
    Bien au contraire, ceux ci apparaissent comme une bande de dangereux psychopathes, complètement coupés de la réalité, morphinomanes pour certains, alcooliques pour d'autres, autant apeurés par leurs "collègues" que par leurs ennemis. (Ce qui est de plus totalement juste historiquement).
    Leurs crimes contre l'humanité devienne de pire en pire au fur et à mesure que le scénario se déroule, mais pour une fois, tous les allemands et même tous les soldats allemands ne passent pas pour des nazis fanatiques ! Ce qui est particulièrement vrai pour la Luftwaffe, qui bombardait "accidentellement" les SS sur le front de l'Est plus souvent que vous ne pourriez l'imaginer, (c'est d'ailleurs la raison pour laquelle Himmler voulait absolument qu'elle passe sous commandement SS, au grand dam de Goering et de la quasi totalité des pilotes)...

    Quant à la partie aviation proprement dite, si vous étiez si féru d'histoire que cela, vous sauriez que les pilotes allemands étaient très supérieurs aux pilotes Russes ou Anglo-saxons,( grâce à 2 ans de formation face à quelques semaines ou quelques mois coté Alliés).
    Les palmarès parlent pour eux, 40 victoires pour Bong le meilleur as US, 62 pour Kojiedoub le top ace soviétique, 38 pour le Britannique Johnny Johnson, et 51 pour le Sud Africain St john Pattle, et bien sur les 33 de Pierre Clmostermann...
    Face à ça, 352 pour Erich Hartmann (en à peine 30 mois !), 301 pour Backhorn, 275 pour Rall, 267 pour kittel, 258 pour Nowotny, etc, etc...
    Et cela vous étonne qu'à de nombreuses reprises les pilotes Allemands soient rentrés sans la moindre perte, même en infériorité numérique ?

    D'autant plus qu'il s'agit ici d'une uchronie, c'est à dire une œuvre de FICTION, qui nous présente ce à quoi nous avons échappé, (heureusement d'ailleurs)...
    Mais soyons réalistes, si l'Allemagne nazie avait eu quelques mois de plus pour produire ces fameux avions en grande série et si (postulat de la série) le débarquement allié en Normandie avait échoué, il y a fort à parier que la situation aurait ressemblé peu ou prou à ce qui est présenté dans ces BD's !
    Car ce qui a brisé les reins de l'Allemagne nazie et qui a permis aux soviétiques de l'emporter au sol, ce sont les bombardements continuels de l'USAAF et de la RAF, nuit et jours sur tout le complexe militaro industriel nazi, qui malgré cela avait réussi à inventer des armes qui ne seraient égalés dans le reste du monde, au mieux que dans les années 60 !
    Heureusement pour nous, (et malheureusement pour nombre de civils qui étaient en dessous et devaient déjà se coltiner les nazis), les bombardements Anglo-Américains furent des plus efficaces, empêchant la production de ces armes à grande échelle en détruisant la plupart des usines et le débarquement fut une boucherie victorieuse !
    (Sans compter la folie des dirigeants nazis, particulièrement bien décrite dans la BD, qui gaspillèrent le peu de ressources qui échappait aux bombardements Alliés en lubies surréalistes) !

    Vous semblez oublier que le héro est plutôt du genre anti nazi, bien qu'il fasse son devoir (même si c'est le plus souvent à contre cœur, ce qui est une réalité de l'époque), qu'il voit sa fiancée enlevée comme moyen de pression, se retrouve prisonnier des jeux de pouvoirs et manipulations des psychopathiques leaders du reich, et que les crimes nazis sont largement décrits et deviennent encore pire, (et il fallait de l'imagination pour inventer pire que ce qu'ils avaient déjà fait) à partir du début de l'Uchronie...
    Quant au point de vue "quasi-uniquement nazi", d'abord assimiler le héro au nazis est de la pire mauvaise foi, ensuite certains des personnages les plus héroïques tel le Cpt Bergier, sont alliés, en l’occurrence Français et juif...

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  13. Suite :
    Une telle chronique démontre une lecture plus que partiale, (ou partielle), aucun sens de l'analyse et une méconnaissance totale du sujet. Quant à reprocher les idées politiques supposées de certaines personnes avec qui travaille l'auteur, c'est carrément de la "culpabilité par association", ce qui était la grande spécialité des... nazis et des soviétiques... (Doit on vous soupçonner d'avoir de la sympathie pour leurs thèses et leurs méthodes) ?

    Alors OK, vous n'aimez pas, mais pourquoi faire un procès en sorcellerie à l'auteur avec des arguments parfaitement absurdes ! Et surtout en passant à coté de la seule chose qui aurait pu être litigieuse, le personnage de Rudel, qui si il a été un exceptionnel pilote de Stuka, fut après guerre un défenseur des nazis en fuite et le conseiller en matière d'aviation pour plusieurs dictateurs Sud Américains.
    Voila qui démontre, si besoin en était, votre totale absence de références sur ce sujet ...

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  14. Bonjour,

    1) La collusion entre l'armée allemande et le nazisme a été montrée depuis plusieurs décennies (Bartov, etc).
    2) Les scores des Experten allemands sont sujets à caution (problème d'authentification des victoires). Hartmann a sans doute abattu beaucoup d'avions, peut-être pas 352 comme le veut son score "officiel".
    3) Les bombardements alliés n'ont pas été si efficaces que ça sur la production de guerre allemande, qui tourne à plein régime en 1944 (et jusqu'à l'automne).
    4) Le propos de l'auteur est d'adopter un point de vue du côté nazi, mais avec des intentions à mon avis plus déguisées.
    5) Le personnage de Rudel, justement, confirme : difficile de trouver nazi plus authentique après la guerre que lui. Dans la BD, il fait presque sympathique.

    Cordialement.

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