vendredi 29 août 2014

Jean CONTRUCCI, Les Diaboliques de Maldormé, Editions Jean-Claude Lattès, 2007, 442 p.

Marseille, été 1906. Panique à l’anse de Maldormé, dans le quartier de Malmousque : le notaire Théophile Deshôtels est retrouvé pendu à l’espagnolette de la fenêtre de sa chambre. Raoul Signoret, en chasse d’informations pour la rubrique judiciaire du Petit Provençal, se lance à corps perdu dans l’enquête, avec l’aide de son fidèle oncle Eugène chef de la police, et de Placide Boucard, ancien reporter. Tout semble accuser la gouvernante, une Allemande, Lislotte Ullman, une femme froide peu appréciée du fils de la victime. En dépit des efforts de l’avocat Bernard Pignet, ami d’enfance de Raoul, « La Bochesse » est condamnée par la cour d’assises à 20 ans de réclusion. A la joie des riverains, qui comptent bien désormais se concentrer sur l’étape marseillaise du Tour de France… Mais Raoul est persuadé de son innocence et, le jour où la pauvre femme se suicide dans sa cellule, laissant un petit orphelin, il se lance dans une périlleuse enquête. Heureusement Cécile est là pour jouer les infirmières espionnes, et Eugène pour l’empêcher se battre en duel…


Première rencontre avec les romans de Jean Contrucci, via mon épouse, qui me prête ce volume. Jean Contrucci est un journaliste et auteur de romans policiers : dans cette série, Les nouveaux mystères de Marseille, un clin d'oeil indirect à Emile Zola, ce tome-ci est le sixième (!), je ne commence donc pas la série exactement par le début...

Il y a des tonalités très contemporaines aux thèmes choisis par l'auteur dans ce tome : la rumeur, la manipulation, le racisme, la haine de l'autre... et l'auteur joue évidemment beaucoup de sa connaissance intime de Marseille et des Marseillais, où se déroule toute l'action. L'intrigue joue fortement des rebondissements et des coups de théâtre ,et privilégie peut-être davantage l'action (notamment pour le personnage principal et ses adjuvants) que la sophistication du crime et de l'enquête. Au final, ça se lit plutôt bien, notamment en raison du style de l'auteur. Il me reste à découvrir les tomes précédents et suivants pour être plus complet (!). 



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