jeudi 10 juillet 2014

Peter TREMAYNE, Les disparus de Dyfed, Grands Détectives 4125, Paris, 10/18, 2008, 348 p.

666 ap. J.-C. . Après avoir innocenté frère Eadulf injustement accusé du meurtre et du viol d'une jeune fille dans le royaume irlandais de Laigin, soeur Fidelma accepte de l'accompagner à Canterbury et vers son village natal de Seaxmund's Ham. Mais une tempête contraint le bateau à faire escale dans le royaume de Dyfedn au sud-est du Pays de Galles actuel. A l'abbaye de Dewi Sant, où ils sont recueillis, Fidelma et Eadulf sont sollicités par le roi en personne, Gwlyddien, pour résoudre un nouveau mystère. La communauté de Llanpadern est en effet déserte : tous les moines semblent avoir disparu, sans explication, dont le fils aîné du roi, entré en religion. Fidelma accepte, d'autant que le système juridique de Dyfed, historiquement, a été influencé par les royaums irlandais...

Le dixième tome des enquêtes de soeur Fidelma -si l'on excepte le recueil de nouvelles intercalé que je fichais précédemment- nous emmène pour un bol d'air frais en dehors des royaumes irlandais, dans l'Angleterre encore disputée entre royaumes "bretons", tel celui de Dyfed, et Anglo-Saxons. L'avantage du tome est qu'il fait sortir des thèmes éculés utilisés par l'auteur et qui commençaient à lasser un peu. Ici, on entre en contact avec le fond historique des royaumes bretons du Pays de Galles, mais aussi avec les Anglo-Saxons, ce qui n'est pas un mal. L'absence de cartes en correspondance avec l'histoire est toujours un problème, pour pouvoir se repérer à minima. Et encore une fois, malgré deux enquêtes parallèles qui finissent par se recouper, Tremayne glisse trop tôt un indice qui permet de deviner avant la fin l'essentiel de l'intrigue. Dommage, même si le tome permet de souffler un peu. Et d'autant plus qu'à la fin intervient un moment important : Fidelma et Eadulf s'unissent enfin, moment que l'on attendait depuis le début.



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