mercredi 18 juin 2014

Rémy PORTE, Joffre, Paris, Perrin, 2014, 427 p.

Rémy Porte est officier supérieur d'active, désormais habilité à diriger des recherches, et spécialiste de la Première Guerre mondiale. Il y a consacré de nombreux ouvrages, dont cette récente biographie de Joffre parue en février dernier. Je l'avais d'ailleurs interrogé alors pour le blog L'autre côté de la colline.

En introduction, l'historien souligne combien la figure de Joffre est ambivalente. Adulé après le "miracle de la Marne", il est pourtant l'objet de vives critiques dès 1911. La "légende noire", qui démarre en particulier à partir des années 1950, s'est depuis affirmée. C'est d'ailleurs après la lecture d'un ouvrage polémique, L'âne qui commandait à des lions, paru en 2004, que R. Porte a eu l'envie de se pencher sur le personnage. Le ton est donné : l'historien traitera du généralissime, du chef militaire, remis dans son contexte. Joffre n'était pas charismatique, ni exubérant : il réfléchit, il pèse les avantages et les inconvénients d'une décision, il fait preuve de sang-froid. Rémy Porte utilise en priorité les sources officielles (de l'armée), les témoignages contemporains relatifs au maréchal, ses écrits, les autres biographies. Pour l'auteur, Joffre est d'abord l'héritier de l'époque qui l'a vu naître, la seconde moitié du XIXème siècle : Second Empire, défaite de 1870-1871 en particulier.



Joffre est né en 1852 dans le village de Rivesaltes, près de Perpignan. Il n'est pas le fils de pauvres paysans qu'en feront plus tard ses hagiographes, ni descendant d'une famille d'illustres guerriers. Son père est un viticulteur et négociant qui n'est pas miséreux. Joffre restera très attaché à sa famille et à son lieu de naissance. Il vient au monde à peine un mois après le coup d'Etat du 2 décembre 1851, qui a permis à Louis-Napoléon Bonaparte de prendre le pouvoir -la IIème République a-t-elle été si peu défendue que l'affirme R. Porte p.31 ? On pourrait en discuter. Enfant taciturne, Joffre ne commence à se distinguer à l'école qu'en 1867-1868, ce qui lui vaut de pouvoir entrer à Polytechnique, établissement militarisé qui forme les armes savantes. Il finit sa première année, pas trop mal classé, alors que se déclenche la guerre avec la Prusse. Propulsé dans l'artillerie, comme ses camarades, par le gouvernement provisoire, son expérience militaire pendant le conflit reste des plus limitées. Il ne rejoint pas la Commune, regagne Rivesaltes, puis Paris après l'écrasement de celle-ci. A sa sortie de l'Ecole, comme il n'est pas dans le peloton de tête, il choisit le génie.

Il est affecté au 2ème régiment du génie à Montpellier. Il devient franc-maçon, se marie une première fois avec la soeur d'un camarade de Polytechnique en 1873, qui décède l'année suivante. Affecté au 1er régiment du génie de Versailles, il participe à la mise en état de défense de Paris et ses alentours. Promu capitaine en 1878, il n'est pas particulièrement bien noté. Il travaille aux fortifications en Franche-Comté, puis rejoint à nouveau Montpellier, et les Pyrénées. Après avoir servi au ministère de la Guerre pour son arme, il est nommé chef de bataillon en mai 1889 et professeur de fortifications à l'école de Fontainebleau. Il alterne d'ailleurs missions en métropole et séjours en outre-mer, participe à la rédaction d'un règlement du génie en 1897, puis prend la tête du 5ème régiment du génie à Versailles en 1899.

En 1884, il s'est porté volontaire pour servir en Extrême-Orient sous les ordres de l'amiral Courbet. Il sert d'abord dans les opérations contre Formose et la Chine, puis en Indochine : il est chef du génie à Hanoï en juillet 1885. Il y rencontre de futurs généraux de la Grande Guerre comment Franchet d'Esperey. Il contribue au siège de Ba Dinh, mais participe aussi à la mise en valeur du territoire pour le colonisateur. En 1892, il est au Soudan, où il participe à la marche de l'armée française sur Tombouctou, où périt le lieutenant-colonel Bonnier. En 1900, il embarque pour Madagascar où il chapeaute le port de Diego-Suarez, sous l'autorité de Galliéni. Il prépare les installations de la troupe et les fortifications du site. Nommé général de brigade en octobre 1901, il a même le privilège de donner son nom à une ville au nord de Madagascar... son parcours montre déjà un calme devant l'adversité et des talents d'organisateur.

De retour en métropole au printemps 1903, il commande la 19ème brigade d'artillerie de Vincennes, puis il est directeur du génie au ministère de la Guerre en 1904, promu général de division en mars 1905. La même année, il épouse Henriette Penon. En 1906, commandant la 6ème division d'infanterie, il est membre des comités techniques du génie et des troupes coloniales. Son officier d'ordonnance est un certain capitaine Gamelin. En 1908, il prend la tête du 2ème corps d'armée, et des rumeurs mauvaises circulent déjà sur lui. En février 1910, il devient le plus jeune membre du Conseil Supérieur de la Guerre (CSG).

Quand Joffre est nommé chef d'état-major de l'armée en juillet 1911, il est peu connu, alors même que l'armée française traverse une crise. Les affaires politiques, l'organisation de l'armée, les manoeuvres, font que beaucoup d'éléments sont remis en cause. La situation est tendue au Maroc avec l'Allemagne. Sur la question des réserves de l'armée française, Joffre est plutôt d'avis de s'en servir une fois qu'elles seront bien formées, ce qui nécessitera plusieurs semaines au minimum en cas de conflit. Joffre remplace le général Michel parce qu'il a un parcours assez complet, parce qu'il est acceptable politiquement et parce qu'il a démontré des talents d'organisateur. Il choisit comme adjoint le général de Castelnau, pourtant catholique, ce qui fait grincer des dents. La réorganisation du haut-commandement de l'armée française ne donne pas à Joffre les pleins pouvoirs, contrairement à ce que l'on a dit. Joffre sait que l'armée française est loin d'être prête en cas de guerre avec l'Allemagne : il envisage même d'entrer en Belgique le premier pour déjouer l'offensive allemande.

Il tente d'améliorer l'organisation de l'armée en s'appuyant sur quelques subordonnés de confiance, Castelnau puis Berthelot à partir de janvier 1914. Sur la question des effectifs, Joffre privilégie l'allongement du service militaire à trois ans sur la formation de réserves. Après un vif débat politique, où Joffre, qui n'était pas au départ favorable à la mesure selon Rémy Porte, est intervenu personnellement, la loi des trois ans est finalement adoptée en 1913. Dès 1912, Joffre commence à élaguer le corps des officiers généraux et tente de donner davantage de réalisme aux manoeuvres. Il met au point le premier plan d'engagement de l'armée française en cas de conflit, le fameux plan XVII, héritier de toute une série de plans depuis 1875. Tributaire de la planification existante, il insiste en particulier sur les problèmes de mobilisation, de concentration et de couverture. Il remonte le dispositif vers le nord et tient compte des informations obtenues selon lesquelles les Allemands passeraient par la Belgique. Joffre partage avec d'autres la responsabilité d'avoir sous-estimé l'emploi de leurs réserves par les Allemands. Sur le plan technique, Joffre essaie de promouvoir l'artillerie lourde face au canon de campagne de 75, sans grand succès. En revanche, il favorise la naissance de l'aéronautique militaire dès 1912. Rémy Porte récuse aussi l'idée selon laquelle Joffre a contribué à propager le fameux dogme de "l'offensive à outrance" mis en avant par Grandmaison. En outre les moyens pour l'instruction collective de la troupe, en grandes unités, manquent aussi. Joffre s'implique dans la relation avec la Russie, dans celle, plus tardive, avec l'Angleterre. Pour l'historien, le bilan du chef d'état-major et du futur généralissime entre 1911 et 1914 est significatif.

Joffre est critiqué, en 1914, par les politiques, dont certains veulent son remplacement. Avec l'assassinat de François-Ferdinand le 28 juin, la crise s'accélère fin juillet. Avec la déclaration de guerre de l'Autriche-Hongrie à la Serbie, Joffre est sur les dents. La mécanique de la mobilisation s'enclenche le 1er août. Le lendemain, les Allemands pénètrent au Luxembourg et en Belgique, entraînant le déclenchement du plan français.

Au GQG de l'armée française, Joffre mène une vie quasi monacale. La sous-estimation des réserves allemandes produit son effet : Joffre se demande si attaquer au centre est la bonne solution, alors que l'offensive a commencé en Alsace et que les Allemands avancent via la Belgique. L'offensive est rapidement enlisée en Alsace, tandis que la "bataille des frontières" est perdue par les Français en raison des problèmes de renseignement et de défauts d'exécution dans le commandement. L'incompréhension est de mise, au départ, entre les Français et le corps expéditionnaire britannique débarqué après l'invasion de la Belgique par les Allemands, ce qui pousse Joffre à penser qu'une coordination plus étroite doit être instaurée dans une guerre de coalition. Début septembre, le plan de Joffre a donc bien été mis en échec. Concernant les pertes très importantes subies dans les premières semaines, Rémy Porte en dédouanne Joffre et reporte la faute sur les officiers subalternes qui ont lancé des charges folles.

En août 1914, il a fallu rappeler d'urgence des généraux âgés car le corps des généraux était insuffisant pour pourvoir à l'encadrement de toutes les unités. On s'explique mieux certaines lacunes dans le commandement et les limogeages rapidement entrepris par Joffre, dont plusieurs suite à des attaques ayant entraîné de très lourdes pertes. Le GQG doit pallier à l'incapacité du gouvernement, temporairement replié à Bordeaux, d'assumer certaines fonctions. Joffre reçoit des ambassadeurs, contacte les alliés. Le flou règne sur la conduite générale de la guerre, normalement du ressort politique, et la direction des opérations, qui tient du militaire. Joffre est méfiant face au président du Conseil et au président de la République. Un conflit de compétences oppose Joffre à Galliéni, nommé gouverneur militaire de Paris.

La contre-attaque sur la Marne est montée sur plusieurs jours, Joffre recevant autorité sur Paris le 2 septembre et conversant avec French, de la BEF, le 5. Le généralissime est encore l'objet de critiques, mais la manoeuvre a été longuement réfléchie. Joffre pense à l'échelle de tout le front : il cède du terrain contre du temps pour planifier la contre-offensive. La poursuite contre les Allemands en retraite finit par s'enliser, faute d'obus d'artillerie et face aux premiers retranchements édifiés par l'adversaire. Joffre fait la tournée des commandants en octobre. La course à la mer s'achève à la mi-novembre, alors que la popularité de Joffre grandit dans l'opinion publique.

L'année 1915 est celle des grandes offensives françaises, très meurtrières. Joffre accepte les pertes humaines entraînées par ses responsabilités, même s'il les regrette parfois. Dans la propagande orchestrée par les catholiques, il est même associé à une forme de sauveur, pour le "miracle" de la Marne ! Comme il ne peut visiter tous ses subordonnés au front, il en charge ses jeunes officiers du GQG, que l'on surnomme par dérision les "Jeunes Turcs". Le GQG, en raison des exigences de la guerre moderne, enfle, et donne prise à toutes les rumeurs. Deux services en particulier gonflent beaucoup  : celui de la motorisation de Doumenc et celui de l'aéronautique d'abord dirigé par Barès. Joffre apportera aussi son appui au colonel Estienne, précurseur des chars. Dès février 1915, il fait attaquer en Artois et en Champagne, pressé par les politiques selon Rémy Porte, et aussi pour soutenir la Russie puis l'Italie tout juste entrée dans la guerre. Il y aurait en quelque sorte une "obligation" à l'offensive, vu la nature du front. A l'automne, une nouvelle offensive, renforcée d'artillerie lourde, ne débouche toujours pas : les pertes se comptent en centaines de milliers.

Joffre est en position d'occuper un commandement inter-allié. Si les relations sont bonnes avec les généraux anglais, elles se tendent avec le gouvernement. La coopération inter-alliée ne débouche vraiment qu'en décembre 1915. Les généraux français commencent à critiquer l'action du général en chef tandis que les parlementaires tentent de réinstaurer une forme de contrôle sur l'armée. Galliéni, Lanrezac et Castelnau ont fait part de leurs réserves sur les choix de Joffre. C'est d'abord un choc de personnalités. Mais Millerand, le ministre de la Guerre, et Viviani, président du Conseil, doivent défendre le commandant en chef. Joffre ne cède pas aux politiques, se met à dos le général Sarrail, qui commande l'armée d'Orient. La situation se tend davantage quand Galliéni devient ministre de la Guerre. Pourtant Joffre, en décembre 1915, parvient à faire prévaloir l'idée d'offensives alliées coordonnées.

L'année 1916 est la plus difficile pour Joffre. Pourtant la troupe et les officiers se sont renouvelés. Les nouveaux règlements tiennent compte de l'expérience des deux premières années de conflit. Cependant, le choc de Verdun est dur. Joffre doit dégarnir les forces prévues pour l'offensive sur la Somme. Il se heurte à Pétain qui exige le renforcement de la défense à Verdun et qui en recueille plus tard les lauriers. L'offensive sur la Somme, au départ, connaît un certain succès. En revanche, dès 1915, Joffre s'est toujours opposé à la distraction de forces françaises trop importantes sur les théâtres périphériques, en Méditerranée notamment. Critiqué, Joffre peut défendre un certain bilan pour l'année 1916 ; même si Broussilov ne suit pas forcément ses directives, comme il est dit à la p.326, l'offensive Broussilov de 1916 doit quelque chose, en partie, à l'expérience française transmise par des instructeurs. La chute de Joffre intervient entre le 28 novembre et le 7 décembre 1916. Nommé maréchal, Joffre est remplacé par Nivelle, qui s'est fait une réputation à Verdun. Joffre se fait discret, tout comme l'est sa nomination au maréchalat, faite en privé.

A partir de janvier 1917, Joffre s'installe dans une aile de l'école militaire. Après l'entrée en guerre des Etats-Unis, il part avec Viviani en tournée dans le pays. Très populaire, le maréchal renforce ainsi la coopération franco-américaine. Ler 1er juin, il est d'ailleurs nommé inspecteur des troupes américaines en France. Joffre appuie plus tard la promotion de Foch comme commandant suprême interallié. Le 14 février 1918, il est élu à l'Académie Française, et en août, le Canada donne son nom à une montagne.

Le 14 juillet 1919, Joffre ouvre le défilé de la victoire avec Foch. Il reste au Conseil Supérieur de Guerre jusqu'à sa mort en 1931. Il fait de nombreux voyages pour représenter la France à l'étranger. Il est fréquemment sur Le Cygne, sa péniche installée au bord de la Seine. Sa dernière apparition publique date de 1930. Après sa mort, il reçoit des funérailles nationales. Des dizaines de milliers de personnes se succèdent devant son cercueil à l'Ecole militaire. Les hommages sont nombreux. Joffre, à sa demande, n'est pas inhumé aux Invalides mais dans propriété familiale.

En conclusion, Rémy Porte souligne que Joffre a été victime d'une légende noire, favorisée par ses adversaires, alors que sa popularité ne se dément pas pendant longtemps. Des pans de sa carrière, comme l'expérience aux colonies, sont oubliés. Il a réorganisé le dispositif français après les premiers revers, a promu le commandement inter-allié, a appuyé l'offensive, seul moyen selon lui d'emporter la décision. L'historien compare même Joffre à Churchill, tous les deux ayant tenu leur place dans les moments graves, en dépit d'erreurs d'appréciation.

Cette biographie, bien que son auteur s'en défende en introduction tout en le concédant un peu aussi, prend tout de même la forme d'une réhabilitation de Joffre. On peut le voir dans les longs passages que l'historien consacre à défendre le personnage sur les questions qui font débat (avant et pendant la guerre) et à la place très importante consacrée au chapitre sur la préparation de la guerre (pas loin de 60 pages), qui fait figure, pour Rémy Porte, d'actif au bilan de Joffre. A contrario, l'historien passe plus rapidement sur les moments ou les décisions plus délicats pour le généralissime : la sous-estimation des réserves allemandes avant la guerre et jusqu'à l'été 1914, et peut-être surtout les offensives de 1915, où les arguments ne sont pas toujours convaincants quant à la pertinence des choix face au bilan. Pour résumer, je trouve que l'auteur est plutôt convaincant dans la démonstration du choix de Joffre comme commandant suprême et la réhabilitation en ce qui concerne la préparation de la guerre, en 1911-1914, mais moins dans la justification de certaines erreurs ou déficiences commises par le généralissime en 1914-1915. Assez étrangement, alors qu'on aurait pu l'attendre, la biographie ne se termine pas sur une évocation de l'historiographie et de la mémoire de Joffre depuis sa mort, qui est évoquée en introduction et dans les dernières pages ; c'est d'autant plus dommage que dès les p.14-15, Rémy Porte se place, d'une certaine façon, historiographiquement, en annonçant son attention de traiter du généralissime, et non des "populations civiles, femmes, enfants, victimes et sans-grade" ni de "l'histoire sociale des soldats". La posture se retrouve dans les dernières lignes de la conclusion puisque p.374, Rémy Porte cite un ouvrage consacré à la mémoire de la Grande Guerre à l'occasion du centenaire et qui, à son grand regret, ne cite qu'une seule fois Joffre. Il aurait donc peut-être été bienvenu de proposer un point historiographique du maréchal, afin de préciser les évolutions quant à sa mémoire, la construction d'une hagiographie et d'une légende noire, et les points actuels du débat historiographique (que l'on devine néanmoins largement dans le texte). Rémy Porte y a en partie répondu dans une de mes questions pour le blog L'autre côté de la colline. Enfin, au fil des pages, particulièrement sur la période où Joffre est général en chef, on sent poindre parfois une grande distance ou méfiance de l'auteur vis-à-vis du monde politique de l'époque, qui n'apparaît pas dans la biographie sous son meilleur jour. Pourtant, Joffre a aussi su s'associer à des politiques pour faire progresser ses idées. Ces réserves émises, il n'en demeure pas moins que l'ouvrage permet de mieux comprendre le personnage dans sa globalité, en balayant des pans oubliés comme la carrière coloniale ou la période de sa jeunesse : il est donc stimulant. La bibliographie, surtout francophone mais qui comprend aussi des ouvrages étrangers, est assez consistante ; les notes en revanche le sont moins, comme souvent dans les biographies des éditions Perrin. Une carte ou deux auraient été bienvenues pour suivre au moins les grandes phases de la guerre à l'ouest (il n'y pas non plus de livret d'illustrations central). Au final, le travail de Rémy Porte brosse le portrait d'un Joffre qui n'est pas limité à la seule Première Guerre mondiale, mais comprend toute sa carrière, ce qui constitue sans doute sa principale qualité. Une façon de remettre effectivement en contexte le personnage dans son époque sans proposer de vision déformée par la limitation du sujet à la seule Première Guerre mondiale. On n'est pas obligé, en revanche, de partager toutes ses conclusions quant à la responsabilité, aux choix ou sur la réhabilitation de Joffre sur certaines décisions importantes et contestées, en particulier durant le conflit.




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