mardi 3 juin 2014

Peter TREMAYNE, Le suaire de l'archevêque, Grands Détectives 3631, Paris, 10/18, 2004, 346 p.

664 ap. J.-C. Soeur Fidelma est en mission à Rome, au nom de l'Eglise d'Irlande, et doit rencontrer le pape Vitalien. Frère Eadulf, quant à lui, accompagne le nouvel archevêque de Cantorbéry, Wighard. Quelques jours après leur arrivée, Wighard est retrouvé assassiné dans sa chambre du palais du Latran. L'évêque Gelasius, le nomenclator du pape, charge Fidelma et Eadulf de faire la lumière sur cette affaire, qui risque de réveiller le conflit latent entre Irlandais et Anglo-Saxons, entre Eglise d'Irlande et Eglise romaine...

Je suis en train de relire toute la série des Soeur Fidelma, écrite par Peter Tremayne, Peter Berresford Ellis de son vrai nom. J'avais commenté le tome d'ouverture de la série il y a quelques temps. Voici le deuxième tome qui, comme le premier, ne se déroule pas en Irlande mais à Rome. C'est une des particularités de la série de ne pas faire débuter les enquêtes à l'endroit où l'on s'attendrait qu'elles se déroulent, l'Irlande natale de Fidelma, mais dans des contrées qui lui sont étrangères. L'Irlande "n'arrive" qu'avec le troisième tome.


La grande force de Tremayne est de mêler, dans le même roman policier, une intrigue policière qui tient la route et une description assez fine de l'univers dans lequel évoluent ses personnages. C'était vrai pour le premier tome avec le concile de Whitby, cela le reste avec cette enquête qui se situe à Rome. On apprécie en particulier les références appuyées à la naissance de l'islam et à la première vague de conquêtes musulmanes. Le moins que l'on puisse dire est que la période choisie par Tremayne, à coup sûr, est originale : peu d'enquêtes policières se déroulent au VIIème siècle de notre ère... quant à l'intrigue, elle tient ses promesses, et la résolution n'est pas des plus évidentes à découvrir.

Cette qualité n'est pas toujours présente -l'équilibre entre les deux piliers, l'univers et l'enquête-, mais pour les premiers tomes en tout cas, elle fait toute la force du récit. 



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