lundi 12 mai 2014

Le convoi maudit (The Outriders) de Roy Rowland (1950)

1865, à la fin de la guerre de Sécession. Dans le camp de prisonniers de Benton, au Missouri, trois prisonniers confédérés, Will Owen (John McCrea), Jesse Wallace (Barry Sullivan) et Clint Priest (James Whitmore) profitent d'une sortie pour s'évader en tuant un garde nordiste. Poursuivis, ils finissent par être pris par une bande d'irréguliers sudistes liés au fameux Quantrill, dirigée par l'impitoyable Kelley (Jeff Corey). Celui-ci profite de la guerre pour tuer et piller, civils et militaires confondus. Les trois prisonniers sont forcés d'intégrer la bande et d'accomplir une première mission : escorter un convoi nordiste partant de Santa Fé, qui transporte secrètement de l'or pour l'Union, et qui se dirige vers Saint-Louis. Après avoir infiltré le convoi, les trois sudistes doivent emmener celui-ci à Cow Creek, où Kelley doit leur tendre une embuscade...

Le convoi maudit (The Outriders) est l'un des premiers westerns de la MGM : il ne révolutionne pas le genre, c'est juste un très honnête western, sans plus. Passé en effet la séquence initiale de l'évasion, le scénario est très classique. Même si au départ, on est un peu décontenancé par la violence du propos pour l'époque : l'acharnement du prisonnier sudiste que tue le garde nordiste pour s'évader, en particulier. Toute le reste de l'histoire tourne autour de l'escorte du convoi et de ses péripéties jusqu'à l'affrontement final, sur fond d'affrontement amoureux entre deux des prisonniers pour les yeux de la belle -le troisième, James Whitmore, faisant plus figuration qu'autre chose. Autre scène mémorable : celle du passage de la rivière en crue, qui a quelque chose de quasi documentaire. La scène de la danse improvisée dans le convoi est un moment rare dans le genre du western, où McCrea (peut-être héros un peu trop terne, d'ailleurs) se permet de changer les chaussures sales de la belle (!). On regrette peut-être quelques-uns des acteurs, comme Whitmore, ne soient pas mieux employés : Arlene Dahl et surtout Claude Jarman Jr. C'est le film le plus connu de Rowland, et son premier western, tourné essentiellement dans l'Utah, avec aussi quelques belles scènes en studio dont celle de l'orage. A voir, peut-être pas à conserver.






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