mercredi 26 mars 2014

2ème Guerre Mondiale n°53 (mars-avril 2014)

Retour sur le n°53 de 2ème Guerre Mondiale, où j'ai largement contribué, encore une fois. Il est étonnant de voir combien certain collègue blogueur se sent offusqué par une couverture certes très "Panzerporn" pour ce numéro (ce n'est pas comme si je n'avais pas prévenu à l'avance, en plus...), mais reste de marbre devant des couvertures du même genre d'autres magazines, que manifestement il apprécie davantage -et en connaissance de cause de mon travail, en plus. Quant à l'article sur Mtentsk, je m'excuse pour l'absence d'échelle sur la carte, je suis impardonnable, vraiment, détail fondamental.

- vous trouverez en plus des articles et du dossier que j'ai fournis la fiche de lecture résumée de l'ouvrage de B. Rondeau, Afrikakorps. L'armée de Rommel, p.4 ; la fiche intégrale peut être lue ici.

- le même B. Rondeau signe le premier article sur les généraux "limogés" durant le conflit. J'avoue ne pas avoir appris grand chose car je connaissais déjà quasiment toutes les situations évoquées. Le découpage thématique est intéressant (pourquoi les généraux ont été limogés, pourquoi certains ne l'ont pas été, etc). Cependant, j'ai eu l'occasion d'en discuter avec l'auteur et je me demande si un focus sur une nation (comme les Allemands par exemple) n'aurait pas permis d'aller plus loin dans l'analyse, en présentant des études de cas fouillées, et en fournissant une biblio indicative, B. Rondeau faisant appel ici à des souvenirs tirés d'ouvrages qu'on devine mais qui ne sont pas cités. Un certain ami blogueur, là encore, déplore le manque d'analyse, mais le fait beaucoup moins quand il s'agit d'autres magazines où le problème se pose pour nombre d'articles, étonnant (ou pas), à croire qu'il est aveugle...

- Jean-Baptiste Murez, qui tient L'antre du stratège, intervient pour la première fois dans la chronique Ecrire l'histoire pour parler de la reconstitution. Pour ma part, je reste très circonspect sur la question "Peut-on tout reconstituer". Je considère évidemment comme particulièrement déplacé de monter un groupe Waffen-SS, mais même sur la Wehrmacht, il me semble, comme le dit l'auteur d'ailleurs plus loin, que le monde des reconstituteurs est beaucoup trop hétéroclite pour les laisser faire à leur guise, y compris sur la Wehrmacht, qui pose des problèmes identiques, à mon sens, à la Waffen-SS. Tout ça doit être à mon avis très encadré par les autorités compétentes. Je suis plus convaincu par la surreprésentation de certains types de soldats (on retrouve quelque chose d'analogue au problème commercial dans les magazines spécialisés...), comme les paras américains depuis Band of Brothers, qui est effectivement est peut-être regrettable, car on néglige d'autres armées intéressantes. Bref, un essai d'opinion, qui certes peut passer pour certain pour "conversation de café de comptoir", mais pas plus que certaines autres rubriques comparables d'autres magazines... ferions-nous l'objet d'un traitement préférentiel de ce collègue blogueur ?

- Benoît Rondeau signe le deuxième volet Ecrire l'histoire, en traitant de l'image du soldat chez le grand public. Là encore, pour en avoir parlé avec lui, je me demande, vu la place très restreinte disponible dans cette chronique, s'il n 'aurait pas eu intérêt à focaliser sur un exemple précis (Allemand, Soviétique, Italien, etc) de façon à être un peu plus disert et à pouvoir citer quelques références.

- Franck Ségretain évoque dans un nouvel article de sa longue série la terreur allemande en France après le débarquement. Les mesures répressives plus sévères datent en fait de l'automne 1943, mais elles s'accélèrent après le débarquement en Normandie. Les résistants deviennent de simples criminels, et ce ne sont plus seulement des troupes d'occupation qui interviennent dans la répression mais des unités engagées en première ligne, comme les Panzerdivisionen, de la Heer ou de la Waffen-SS. Si le parcours sanglant de la Das Reich est bien connu, la 9. Panzerdivision, par exemple, se signale par plusieurs massacres, de même que la 3. Panzergrenadier Division, et également la 17. SS Panzergrenadier Division et la SS Panzergrenadier Brigade 51. Ces massacres démontrent que l'idéologie a débordé bien loin des seuls Waffen-SS, que des pratiques établies sur le front de l'est sont appliquées en France par les unités qui en arrivent, et que les unités qui participent à la lutte anti-partisans sont sont plus enclines à commettre des massacres ; de même, la situation militaire accélère le processus. La répression légale allemande disparaît d'ailleurs complètement, les déportations, elles, continuent. L'été 1944 constitue un apogée de ces violences. Comme toujours, un article bien construit et sourcé.

- la fiche uniforme porte sur un Grenadier de l'Ost Legion, avec les Arméniens du Grenadier Regiment 917 de la 242. Infanterie Division.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire