jeudi 13 février 2014

Histoire et Stratégie n°17, supplément n°2 : Tonnerre roulant. Les blindés américains dans la guerre du Golfe

La guerre du Golfe représente sans doute le zénith de l'arme blindée américaine. Jamais celle-ci n'est arrivée sur le champ de bataille aussi bien préparée qu'en 1990. La doctrine de l'armée américaine a été profondément révisée depuis la fin de la guerre du Viêtnam en 1973 et les blindés bénéficient d'un intérêt sans précédent. Les M1A1 Abrams sont couverts par l'infanterie mécanisée, l'artillerie autopropulsée, les sapeurs mécanisés et les hélicoptères d'attaque. Après une intense campagne aérienne, les blindés américains pénètrent au Koweït et traversent le désert pour frapper les flancs et les arrières du dispositif irakien. En moins de cinq jours, Saddam Hussein est contraint de retirer son armée du Koweït pour sauver son régime. La guerre du Golfe représente, in fine, la première guerre de mouvement d'envergure pour l'arme blindée américaine depuis la Seconde Guerre mondiale. La division blindée type est « éclairée » par les M3 Bradley et les hélicoptères OH-58D du squadron de cavalerie. Derrière suivent les trois brigades, qui possèdent chacune plus de puissance de feu qu'une division blindée de la Seconde Guerre mondiale, avec 2 ou 3 bataillons de chars M1A1 (58 chars chacun) et un bataillon de véhicules blindés M2A2 (54 véhicules chacun). Sans compter les unités de soutien, et un bataillon d'artillerie pour chaque brigade, avec 24 M109A2, et plus de 250 véhicules en tout. L'Aviation Brigade comprend deux bataillons d'AH-64 Apache, une compagnie de UH-60 Blackhawk et une section d'OH-58D. En mouvement pendant Desert Storm, une division blindée américaine occupe de 25 à 45 km de front sur une profondeur de 80 à 150 km, avec 22 000 hommes et plus de 1 940 véhicules chenillés, sans compter 7 200 véhicules à roues et les hélicoptères. La 3ème armée américaine emploie deux corps pour attaquer la Garde Républicaine irakienne. Pour le général Starry, un des fondateurs de l'AirLand Battle, le corps d'armée est l'unité adéquate pour appliquer la doctrine tactique de l'US Army. C'est aussi le pont entre le tactique et l'opératif, ce qui va s'appliquer aux manoeuvres du VIIème et XVIIIème corps. L'instruction des tankistes insiste désormais sur le tir sur cibles multiples pour chaque char, en mouvement et équipage enfermé à l'intérieur.



Entre les 2 et 6 août 1990, l'armée irakienne de Saddam Hussein occupe, par une opération rondement menée, le Koweït. Dès le 7 août, les Etats-Unis expédient des appareils de l'USAF et la 82nd Airborne Division en Arabie Saoudite, cette dernière arrivant avec les M551 Sheridan du 3rd Battalion, 73rd Armor. Le 13 août, le président Bush envoie la 24th Infantry Division (Mechanized) renforcée de la 197th Infantry Brigade (Mechanized). Le 27 août, le général Luck, commandant le XVIIIème corps, a suffisamment de blindés pour résister à une offensive irakienne. Les Marines arrivent dès le 14 août et la 101st Airborne Division (Air Assault) trois jours plus tard. Début octobre, le 3rd Amored Cavalry Regiment et la 1st Cavalry Division sont dépêchés à leur tour : Luck aligne alors 763 chars, 227 hélicoptères et pas moins de 1 500 véhicules blindés. Les Marines continuent d'arriver ainsi que la 7th Armoured Brigade britannique avec ses Challenger et ses Warrior. Le 8 novembre, le président Bush annonce un doublement du corps expéditionnaire pour lui donner une capacité offensive, avec l'augmentation de la présence de l'USAF et des Marines, et un VIIème corps renforcé. Les troupes déployées sont un assemblage composite venant des unités basées en Europe : Vème corps (3rd Armored Division), VIIème corps (2nd Armored Cavalry Regiment et 1st Armored Division), plus la 1st Infantry Division qui arrive du Kansas. En tout, 35 bataillons lourds, 7 bataillons d'hélicoptères d'attaque, 24 bataillons d'artillerie automotrice : la plus formidable force jamais déployée par les Etats-Unis. La 1st Armoured Division britannique est rattachée à l'ensemble en décembre. La 1st Cavalry Division est assignée au VIIème corps et le XVIIIème se déplace à l'ouest. La 1st Cavalry revient dans la réserve du CENTCOM le 24 février, au début de l'offensive terrestre, puis est affecté au VIIème corps de nouveau le 26 février.



Début décembre, la première unité du VIIème corps, le 2nd Armored Cavalry Regiment, arrive en Arabie Saoudite. Les derniers éléments, de la 3rd Armored Division, n'arrivent eux qu'en février 1991, juste avant l'offensive terrestre. Les M1 sont remplacés par des M1A1 et les M3 par des M3A1. Le VIIème corps se déplace à l'est tandis que le XVIIIème corps reste sur la côte. Les unités s'acclimatent tant bien que faire se peut au climat désertique ; la 1st ID et la 1st Armoured Division britannique préparent la percée des lignes irakiennes. Dans la troisième semaine de février, le général Yeosock, qui commande la 3ème armée, fait avancer les deux corps dans leur zone de rassemblement avancée. Il fait déplacer le XVIIIème corps vers l'est en dissimulant le mouvement aux Irakiens, alors que le VIIème corps répète l'assaut. Yeosock peut compter sur plus de 2 000 chars et 1 500 véhicules blindés, plus deux fois plus que Patton avant son mouvement durant la contre-offensive des Ardennes. La cible du dispositif américain est la Garde Républicaine irakienne, formation d'élite qui a mené l'invasion du Koweït avec 3 divisions lourdes : Medina et Hammourabi (blindées) et Tawakalna (mécanisée). Retirées du sud du Koweït, ces formations sont en position centrale sur la ligne de front. L'ensemble comprend plus de 800 chars T-72 et plus de 600 véhicules blindés BMP. Le flanc nord de la Garde Républicaine est protégé par 3 divisions d'infanterie motorisée (Al Fawa, Nabuchodonosor et Adnan), avec chacune au moins un bataillon de chars. Les 10ème et 12ème divisions blindées, nouvellement formées, sont aussi contrôlées par la Garde Républicaine. La première est de peu de valeur, contrairement à la seconde, unité d'élite de l'armée irakienne. Ces divisions doivent servir de couverture à la Garde Républicaine, à l'est, menant l'attaque ou parant une offensive adverse.



La campagne aérienne de Desert Storm démarre le 16/17 janvier 1991, et dure un bon mois. La campagne terrestre commence le 24 février 1991. La 3ème armée a prévu, avec ses deux corps, une manoeuvre pour bloquer l'autoroute 8, empêcher la Garde Républicaine de s'échapper et la détruire purement et simplement. Le VIIème corps a la mission principale. Si les Irakiens ne bougent pas, la 3ème armée a prévu de faire pivoter à 90 degrés vers l'est ses deux corps d'armée. Le VIIème corps doit d'abord percer la ligne irakienne tenue par les divisions d'infanterie de deuxième ligne. Il doit ensuite rechercher le contact avec la Garde Républicaine. Le général Franks, son commandant, a organisé son effort en deux éléments. La 1st ID doit percer le front, puis la 1st Armoured Division britannique s'engouffrera dans la brèche pour détruire les restes du VIIème corps irakien et protéger le flanc droit du VIIème corps américain. La 1st ID rejoindra ensuite le mouvement pour la destruction de la Garde Républicaine. Le second élément, avec trois divisions, doit conduire une manoeuvre d'enveloppement pour briser la Garde Républicaine en tombant sur ses arrières.



La 1st Infantry Division attaque à 5h30 le 24 février. A 15h00, l'artillerie de la 1st ID tire 11 000 obus de 155 mm ou roquettes de MLRS sur les positions irakiennes. La division entame le front irakien et devant cavalcadent les bataillons de chars et les squadrons de cavalerie. Les Américains contournent les positions fixes irakiennes, les attaquent de flanc ou par l'arrière, remplissent les tranchées de sable avec les bulldozers M9. A 16h16, 16 passages sont déjà prêts pour l'exploitation. Au prix d'un mort et d'un blessé, la 1st ID a pris les deux tiers de ses objectifs et 1 000 prisonniers. Franks retient la reprise de l'assaut jusqu'au matin du 25 février, pendant que la 1st Armoured Division britannique se met en position. A 6h00, la 1st ID repart à l'attaque, suivie dans l'après-midi par les 7 000 véhicules britanniques. Le 2nd Armored Cavalry Regiment cherche le contact avec la Garde Républicaine pour favoriser l'enveloppement. Ce régiment de reconnaissance a avancé dès le 24 février de 40 km en territoire irakien. A 6h00, appuyé par la 210th Artillery Brigade, le régiment tombe sur des unités blindées et mécanisées de la 50ème brigade blindée, 12ème division blindée irakienne, suivie par la 37ème brigade mécanisée, qui couvrent le déploiement de la division mécanisée Tawakalna plus à l'est. Le bataillon irakien est décimé par les TOW des AH-1 de la Troop O et des volées de roquettes MLRS. Le colonel Holder, commandant du régiment, fait reposer l'unité à la nuit : il sait qu'il est sur la route d'au moins deux brigades irakiennes, il faut ravitailler en munitions, et par ailleurs il veut se réorienter vers l'est pour trouver le gros de la Garde Républicaine. Il mène néanmoins des raids pendant la nuit pour maintenir la pression sur les Irakiens. A 2h00, le 26 février, une petite unité mécanisée irakienne attaque le 3rd Squadron, dans un secteur où l'on trouve des Bradley et des véhicules de maintenance. Dans un combat confus, 9 MT-LB et un char irakien sont détruits, 65 soldats capturés, mais 2 Bradley sont endommagés et 2 M113 détruits, avec pertes humaines, probablement en raison du feu ami, pour partie. Le régiment reprend la progression dès le matin ; après avoir détruit des MT-LB et des T-55 isolés, il signale le premier T-72 détruit à 7h13. Il entre en contact avec le gros de la Garde Républicaine, dont le feu d'artillerie précis endommage un char M1A1 à 8h45. A midi, le 1st Squadron a déjà détruit deux douzaines de T-55 et une douzaine de véhicules blindés. A 3h30, le 2nd Squadron entre dans la zone de sécurité de la division Tawakalna. Le capitaine McMaster, de la Troop E, doit repousser une contre-attaque irakienne et détruit la moitié du bataillon engagé. Le 3rd Squadron aborde le même môle de résistance plus au sud. Il repousse également une contre-attaque menée par une compagnie de T-72. Le colonel Holder joue cependant la prudence car ses squadrons ne peuvent emporter une position défendue par 6 ou 7 bataillons irakiens. La Troop G du 2nd Squadron bute sur un bataillon de la 18ème brigade mécanisée à 16h15, à 73 Easting. Un Bradley est détruit par un obus irakien à 17h45. Une mêlée à courte portée se développe, les combats sont furieux : la Troop G détruit au moins deux compagnies de chars irakiens. Le régiment a accompli sa mission en décelant le flanc gauche de la Tawakalna, détruisant la 50ème brigade mécanisée, un bataillon d'infanterie mécanisée de la 18ème brigade mécanisée, et des centaines d'autres véhicules. La 1st ID prend le relais, passe à travers le régiment et attaque la 9ème brigade blindée et les 18ème et 37ème brigades mécanisées. A l'aube, les trois brigades irakiennes laissent sur le terrain 200 chars et des centaines de véhicules blindés détruits. Au nord, la 3rd Armored Division détruit le dispositif central de la Tawakalna. 


La 3rd Armored Division bouscule les restes de la 50ème brigade blindée puis bute sur le dispositif central de la Tawakalna à 16h30, le 26 février. Il y a 6 bataillons, 2 blindés et 4 mécanisés, de deux brigades (29ème mécanisée et 9ème blindée), étalés sur 20 km. On trouve en outre dans le secteur un bataillon de la 46ème brigade mécanisée, 12ème division blindée, et un bataillon de T-62, peut-être de la 10ème division blindée. En tout, 9 bataillons lourds irakiens contre 10 américains. Le général Funk deploie sa division, en gros, en V inversé en direction de l'est. La 2nd Brigade forme la branche nord du V, la 1st Brigade la branche sud, la 3rd Brigade est au centre. Chaque brigade est soutenue par de l'artillerie de la 42nd Field Artillery Brigade. Une compagnie d'Apaches du 2nd Battalion, 27th Attack Helicopter Regiment accompagne chaque formation. Le commandant de division dispose des MLRS et au sud, le 4th Squadron/7th Cavalry éclaire le dispositif en lien avec le 2nd Armored Cavalry Regiment. La 1st Brigade avance sur un front étroit de 5 km, en coin. A 17h00, elle bute dans le bataillon renforcé, au nord du dispositif de la 9ème brigade blindée. La bataille dure jusqu'à 9h00, les Irakiens tentant d'utiliser leurs T-72 pour envelopper les Américains. A 18h00, la Troop A du 4th Squadron tombe sur un point fort irakien et doit se replier : dans la confusion, un char M1A1 de la TF 4-34 Armor tire sur un Bradley et tue un membre d'équipage, et le 2nd Armored Cavalry Squadron, au sud, endommage un autre Bradley. 10 des 13 M3 ont été touchés par les Irakiens, avec en tout 2 tués et 12 blessés. A 16h45, le 26 février, Funk fait avancer la 2nd Brigade du colonel Higgins avec quasiment toute l'artillerie de deux brigades en soutien et le bataillon d'Apaches. A 22h00, la 2nd Brigade entame le dispositif de la 29ème brigade mécanisée irakienne. A 2h00, la première ligne défensive est brisée. Funk introduit la 3rd Brigade qui piétinait d'impatience en arrière : au matin du 27 février, deux brigades blindés irakiennes ont été anéanties. La 1st Armored Division détruit un bataillon de chars au nord du secteur tenu par la Tawakalna. Le VIIème corps a fixé cette division avec 6 brigades et un régiment de cavalerie blindé et l'a enveloppé par le nord et par le sud avec deux autres brigades. Seule l'application méthodique de la doctrine AirLand Battle, et la magnifique performance des équipages de chars américains, sont venues à bout de la résistance de la Tawakalna, qui n'avait pas un moral de vaincu, loin s'en faut. La 1st Armored Division approche, le 27 février, des positions de la division blindée Medina.



Ce jour-là, l'armée irakienne tente de repousser la percée vers Bassorah, avec la division Medina. Au sud, sur 50 km, à l'ouest de la frontière du Koweït, on trouve des éléments des 10ème, 12ème et 17ème divisions blindées et d'autres unités. Le commandement irakien cherche à tenir le plus longtemps possible pour évacuer le Koweït. La 2ème brigade blindée de la division Medina compte sur le mauvais temps qui paralyse l'action des A-10, notamment. Ses positions sont mal préparées. A 12h17, les chars de la 2nd Brigade de la 1st AD américaine ouvrent le feu sur les Irakiens surpris entre 2 et 4 km de distance, avec les visées thermiques. L'artillerie irakienne tire sur des coordonnées pré-enregistrées, sans résultat : la contre-batterie américaine des 155 pulvérise les batteries qui se sont dévoilées en quelques minutes. Les A-10 et les Apaches n'arrivent que dans l'après-midi, mais en moins d'une heure, la brigade du colonel Meigs a détruit la 2ème brigade blindée irakienne. Au sud, la 1st Brigade pénètre aussi dans le dispositif de la Medina, tandis que la 3rd Brigade aborde son flanc gauche à 13h00. Dans le dernier cas, Apaches et appareils de l'USAF sont également de la partie. La division Medina est détruite. Cette bataille illustre sans nul doute mieux que les autres la combinaison des armes souhaitée par la doctrine mise en place après le Viêtnam.



Le 28 février, l'armée irakienne est en pleine retraite sur l'Euphrate et reste concentrée autour de Bassorah. Le VIIème corps occupe le Koweït et la 24th Infantry Division (Mechanized) et le 3rd Armored Cavalry Regiment bloquent les routes d'échappée au sud de l'Euphrate. A 8h00, le président Bush ordonne un cessez-le-feu pour permettre à Saddam Hussein de négocier. 2 des 3 divisions lourdes de la Garde Républicaine sont détruites, la troisième, Hammourabi, est prisonnière dans la poche de Bassorah. Malgré le cessez-le-feu, les combats continuent. Une brigade de la Hammourabi tente de forcer le passage sur l'autoroute 8, le 2 mars, à travers la 24th ID. La 1st Brigade de cette unité brise l'assaut irakien : 185 véhicules blindés, 400 camions et une trentaine de pièces d'artillerie restent sur le terrain.


Pour en savoir plus :


Stephen A. BOURQUE, « The Hundred-Hour Thunderbolt : Armor in the Gulf War », in George F. HOFMAN, Donn A. STARRY, Camp Colt to Desert Storm. The History of U.S. Armored Forces, The University Press o Kentucky, 1999, p.497-531.

Pour aller plus loin, on peut lire du même auteur :

Stephen A. Bourque, "CORRECTING MYTHS ABOUT THE PERSIAN GULF WAR: THE LAST STAND OF THE TAWAKALNA", The Middle East Journal, Volume 51, Number 4, autumn 1997. 


On relira aussi la partie concernée du gros article d'Adrien FONTANELLAZ, à propos de la Garde Républicaine irakienne, "l'autre côté de la colline", donc.

http://histoiresmilitaires.blogspot.fr/2012/09/une-breve-histoire-de-la-garde.html
 

 

4 commentaires:

  1. bonjour Stéphane,
    voilà un article qui vient (encore) fort à propos et qui complète merveilleusement bien l'article paru dans le magazine que je me suis procuré (mais seulement feuilleté pour le moment). Et c'est vrai que j'avais trouvé ce dernier un peu léger sur l'engagement du M1 dans Desert Storm.

    Bien à vous,
    FG

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  2. Bonjour François,

    Merci. De fait, j'ai volontairement écarté le récit de la guerre du Golfe en ce qui concerne le gros des blindés américains, n'ayant pas rassemblé suffisamment de sources pour le traiter correctement au moment de la rédaction du numéro (je me suis concentré sur une étude de cas seulement). Le supplément comble en partie seulement la lacune, mais c'est mieux que rien.

    Cordialement.

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  3. Bonjour, et merci beaucoup pour ce supplément apprécié (comme toujours) :)

    J'avais déjà entendu parler de ces combats (cf http://www.checkpoint-online.ch/CheckPoint/Histoire/His0010-CombatTawakalna.html, également adapté de l'article de Stephen Bourque). L'illustration est un gros plus pour s'y repérer.

    Vous décrivez bien les principaux faits, par contre, j'ai du mal à me représenter les « petits » engagements. J'ai l'impression que le M1 Abrams a une supériorité technologique écrasante qui lui permet d'engager le premier, avec une forte probabilité de toucher et de détruire au 1er coup. Par contre quelles dispositions, quels rapports de forces, quel choix des commandants subalternes etc. Y-a-t-il eu des défauts côté US ?

    Cordialement

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  4. Bonjour,

    Merci pour votre commentaire.
    Pour le Abrams, effectivement, c'est tout à fait ça.
    Sur le reste, je crois que l'article de Bourque sur la Tawakalna est un peu plus précis. Il évoque notamment la confusion qui a eu lieu dans l'insertion des forces blindées américaines, après la percée, et les mélanges entre unités voisines, en raison de problèmes de délimitation. Autre problème que j'ai survolé ici (j'ai fait la synthèse de l'article de Bourque dans le livre cité) : les tirs "Blue on Blue" ont été relativement nombreux et ont entraîné des pertes sensibles par rapport au total.

    Il faut savoir que Bourque a écrit un bouquin assez volumineux (mais cher) sur le VIIème corps pendant la guerre du Golfe, et un autre sur un squadron de cavalerie je crois, de mémoire (moins cher). Il y a peut-être davantage de détails ici. Quand je fais mon supplément, je fais assez vite, car je suis pris par d'autres écrits plus lourds (lol).

    Cordialement.

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