mercredi 5 février 2014

All men are brothers (Dong kai ji) de Cheh Chang et Ma Wu (1975)

Chine, sous la dynastie Song. Les 108 bandits, qui combattaient les officiers corrompus du pouvoir, obtiennent leur pardon de l'empereur. Celui-ci les envoie combattre un usurpateur, retranché dans la forteresse de Hangzhou. 7 volontaires s'infiltrent dans la ville, puissamment défendue, pour servir d'espions et trouver un moyen de faire pénétrer l'armée de l'empereur dans la place. Mais l'un d'entre eux, Tornade Noire, ne peut s'empêcher d'attaquer les soldats de l'usurpateur : découverts, les 7 hommes sont pris au piège dans la ville. Un seul d'entre eux parvient à gagner l'extérieur pour donner les informations nécessaires à la victoire de l'armée impériale...

All men are brothers (parfois aussi appelé Seven Soldiers of Kung Fu), sorti en 1975, suit de trois ans Water Margin (La Légende du Lac), du même réalisateur, avec les mêmes acteurs. Le tout est inspiré d'une légende chinoise (les 108 bandits) et d'un roman-fleuve, Water Margin. Les deux volets ont en fait été tournés l'un après l'autre, mais décalés dans leur sortie sur grand écran. On arrive quand même à s'y retrouver sans avoir vu le premier épisode, d'autant qu'un petit moment du film, après l'introduction, mentionne les épisodes qui se sont déroulés entretemps. La trame de l'histoire est donc le rachat des 108 bandits qui se mettent au service de l'empereur Song pour affronter l'usurpateur Fang La.


Originalité du film dans le genre wu xia pian, quasiment toutes les scènes se déroulent en extérieur, avec la ville fortifiée comme décor. On reste fidèle au genre avec énormément de combats, entre quelques-uns des 108 bandits (les 7 infiltrés dans la ville plus d'autres à l'extérieur) et une débauche de figurants, qui opèrent à mains nues ou avec armes blanches. Le scénario n'est par conséquent par très épais, et le studio Shaw Brothers en rajoute dans les effets sanguinolents, comme lors du combat final contre l'usurpateur où le plus brave des 108 bandits combat avec un bras en moins (!). A noter que John Woo avait participé comme assistant réalisateur à Water Margin, mais n'est pas présent pour All men are brothers. Bref, un film dans la lignée des Shaw Brothers à conseiller aux amateurs du genre, ou à ceux qui veulent se détendre après un bon soir de travail (comme moi).

2 commentaires:

  1. je crois que j'ai ça quelque part sur un disque dur ... mais je l'ai acquis plutot à la fin de ma période Wuxia pan, et j'avoue, les premières minutes m'ont laissé de marbre ..

    je me laisserais peut être tenter à l'occasion.

    pourtant, j'aime beaucoup le bord de l'eau, qui doit être dans mon top 5 de ma collection de livres ...
    A savoir, si ça vous interesse, que deux versions existent en français: la version de la Pleiade, belle, complète, et chère ... et la version folio, moins belle (quelques planches, tout au plus) moins complete ("juste" la rebellion, et pas le ralliement) et surtout moins chère ...
    cette dernière version est ma version de voyage, l'autre elle reste au "domicile familial".

    Ensuite, il faut vouloir se coltiner deux volumes de plus de 1000 pages, à coté desquels la Guerre et la paix, c'est une peu la bibliothèque verte (et puis chez Tolstoi, il y a quoi... entre 5 et 10 personnages principaux ... pas 108). Il faut aussi aimer les phrases à rallonge les bastons et les beuveries ...
    tiens, ça y est, j'ai envie de le relire (et c'est mal, parce que je suis en grave surnombre de livres non lus, dont un sur l'offensive du Tet)

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  2. Merci pour les détails.
    Ce n'est pas mon film préféré de wu xia pian, mais ça se regarde (je découvre le genre au fur et à mesure, je précise).
    Pour les bouquins, pareil, débordé (lol).

    ++

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