vendredi 6 décembre 2013

La « bataille » de Qalamoun

Mise à jour 1 17 janvier 2014 : ajout sur la situation dans le Qalamoun avant l'offensive de novembre 2013, forces en présence.


Les combats entre les rebelles et le régime syrien se sont développés le long de l'autoroute Damas-Homs, à travers les montagnes de Qalamoun, à partir de l'été 2013. Cette bataille, importante à la fois pour le régime et pour les rebelles en termes de ligne de communications et d'approvisionnement, prend place sur des portions contestées de l'autoroute M5. Le Hezbollah, qui intervient également dans la bataille, a quant à lui son propre agenda : il cherche à couper les rebelles de leur sanctuaire libanais autour de la ville d'Arsal, par laquelle transite la logistique rebelle1. Pourtant, l'on peut se demander si la « bataille de Qalamoun » n'est pas aussi une autre opération de nettoyage/stabilisation montée en épingle par les médias en raison de la proximité du Liban et de l'intervention du mouvement chiite.


Une offensive parmi d'autres ?


Les montagnes de Qalamoun s'étendent à l'ouest jusqu'à la vallée de la Bekaa, au beau milieu du corridor logistique central de la Syrie. C'est le côté syrien de l'Anti-Liban, en parallèle de la vallée de la Beqaa. Les montagnes s'étendent au nord-ouest de Damas du mont Hermon au sud jusqu'aux limites sud de Homs au nord. La région comprend plus d'un million de habitants dispersés dans de nombreuses localités. Comme al-Qusayr, le secteur est stratégique pour le régime qui cherche à relier complètement la bande côtière alaouite, avec Tartous et Lattaquié, à la capitale, Damas. En outre, c'est par les montagnes que les rebelles acheminent armes, combattants, et munitions, depuis Arsal, pour mener des attaques au nord de Damas. Le secteur a également la particularité de compter de nombreux villages chrétiens2. La région de Qalamoun vit des cultures de fruits, principale ressource économique, complétée par les envois de fonds d'expatriés et par une intense activité de contrebande et de trafics en tout genre sur la frontière libanaise. C'est pourquoi aussi la région compte nombre d'installations militaires à Sarghaya, al-Zabadani, Rankous, Assal al-War ; le commandement de la 3ème division à al-Qutayfah, la 155ème brigade de missiles à al-Nasiriyyah, l'aéroport militaire al-Damir, les brigades de défense aérienne, la 18ème brigade, la 81ème brigade, des forces spéciales, le bataillon Qastal, le dépôt d'armes de Danha et le centre des nouvelles recrues. Fin 2010, le régime avait lancé une opération de sécurité contre les trafiquants, suscitant le mécontentement de la population de plus en plus dépendante de ces pratiques en raison du déclin de l'agriculture, négligée par le régime dans cette région. Des protestations pacifiques ont lieu dès 2011 mais seules quelques villes sont d'abord concernées par les affrontements armés : Wadi Barada, al-Zabadani (la première ville à faire sécession le 16 janvier 2012), Rankous, qui connaît d'importants combats en 2012-2013. Le calme relatif dans la région pousse le régime à redéployer ses unités au sud de Damas et dans la Ghouta occidentale et orientale3.

 

Les groupes rebelles ont opéré quasiment sans opposition dans les montagnes de Qalamoun depuis le milieu de l'année 2012, se maintenant dans des villes comme Yabroud, et ce en dépit de la présence de bases de l'armée au pied des montagnes. L'Armée syrienne libre avait ainsi « nettoyé » pas moins de 40 checkpoints du régime4. C'est à la suite de la chute d'al-Qusayr en juin 2013 puis de l'attaque chimique du mois d'août que le nombre de combattants rebelles dans la région s'accroît. De 5 000, il passe rapidement de 25 000 à 40 000 hommes, selon les sources, à l'automne. Les brigades rebelles qui stationnent sur place sont de mieux en mieux organisées : ainsi la pratique des plaques d'identité distribuées aux combattants, à des fins de contrôle ou d'identification5


Source : http://3.bp.blogspot.com/-GfJ7WJFuvwQ/Up9wMVAOA1I/AAAAAAAAApg/lGDwSLQFqWM/s1600/Qalamoun+map-page-001+(1).jpg
 

D'autres sources évoquent 20 000 combattants rebelles dans les montagnes de Qalamoun. Le Conseil Militaire Révolutionnaire du général Faris Bitar est présent. 5 000 appartiendraient à des bataillons de l'Armée syrienne libre, comme la brigade Tahrir al-Sham. Jaysh al-Islam alignerait à lui seul 5 000 hommes ; l'EIIL déploierait un millier de combattants de même que la brigade Guraba al-Sham ; le bataillon Mughaweer al-Qusayr, qui vient de la ville du même nom, en comprendrait 2 000 ; et la brigade Qadissiya 500, plus d'autres bataillons et brigades indépendantes6. Parmi les rebelles, il y a aussi une formation appelée le bataillon ou la brigade Vert(e), qui serait composée de Saoudiens7. En ce qui concerne le front al-Nosra, il est difficile d'estimer le nombre de combattants car le groupe communique peu8. Les insurgés seraient relativement bien armés suite à la prise de nombreux dépôts dans la région : mitrailleuses PK, RPG-29, M-16, fusils de sniping M20, des roquettes type Grad, des lance-missiles antichars Konkurs, Kornet. Certaines sources décrivent le front al-Nosra9 comme le groupe le mieux organisé10, suivi par Ahrar al-Sham. Il y aurait aussi un 1er régiment de commando d'al-Qusayr avec plusieurs centaines de combattants spécialisés dans les raids et les infiltrations11. Les insurgés ont alors mené des opérations limitées dans le secteur : attaques sur le dépôt d'armes du régiment 555 le 3 octobre ; assaut sur al-Qastal ; attaque sur la ville de Maheen (deuxième dépôt d'armes du pays) dès le mois de janvier12.



En face, l'armée syrienne et les Forces Nationales de Défense se monteraient à 6 000 hommes (avec notamment une brigade mécanisée des FND construite autour de l'ancienne 3ème division blindée), tandis que le Hezbollah alignerait 2 500 combattants (une brigade), en plus du verrouillage de la frontière côté libanais. 55 chars de l'ancienne 3ème division blindée seraient également engagés. La brigade des chiites irakiens Abu Fadl al-Abbas est présente elle aussi.

Comme ailleurs, les groupes salafistes ou djihadistes jouent un rôle important côté rebelle. Ce sont eux qui ont infléchi la stratégie initiale qui consistait à harceler la route entre Damas et Homs, comme durant la bataille d'al-Qusayr. Avec le renforcement du front al-Nosra et d'autres brigades comme Ahrar al-Sham et Liwa al-Islam, les attaques se sont faites plus agressives et ont visé en particulier des installations militaires. C'est ainsi que début août, le front al-Nosra, les brigades Liwa al-Islam et Liwa al-Tawhid, parmi les groupes les plus importants, parviennent à mettre la main sur les dépôts d'armes et de munitions de Danha. Début septembre, Liwa al-Islam et Ahrar al-Sham s'emparent de la base de la 81ème brigade à al-Ruhaiba. Sur le terrain, les tactiques changent aussi, avec notamment l'emploi de voitures piégées et des modes opératoires qui signalent probablement le poids grandissant des djihadistes13.




Mais l'enjeu de la bataille de Qalamoun, c'est d'abord la portion d'autoroute M5 qui relie Qara à Yabroud. Le régime a commencé à pilonner le secteur dès l'été 2013 et a lancé l'offensive terrestre sur Qara le 15 novembre. Le pilonnage d'artillerie s'est accompagné de raids d'hélicoptères de combat pendant que l'armée encerclait la ville. Qara tombe quatre jours plus tard et le régime pousse ensuite sur Nabek et Jarajir qui se trouvent aussi sur l'autoroute M5. L'armée syrienne doit cependant procéder au nettoyage des IED et des mines laissées par les insurgés qui ont abandonné Qara. Le 20 novembre, les rebelles répliquent avec 4 attentats suicides à Nabek et Deir-Attiyeh. Ils parviennent ensuite à disputer la possession de cette dernière ville à l'armée tandis que celle-ci pilonne Nabek et Yabroud. L'armée cherche manifestement à isoler chaque ville, l'une après l'autre, et à l'encercler tout en la matraquant avec l'ensemble de la puissance de feu disponible. Le 28 novembre, l'armée syrienne, soutenue par des blindés de la Garde Républicaine, pénètre dans Deir-Attiyeh, mais le front al-Nosra et l'EIIL continuent de s'accrocher au terrain. Les 29-30 novembre, les rebelles, visiblement menés par le front al-Nosra, pénètrent à nouveau dans la ville chrétienne de Maloula, qui avait déjà été occupée temporairement plus tôt en 2013. Les combats, autour du monastère des Chérubins, sont particulièrement durs. Les insurgés auraient même utilisé des pneus bourrés d'explosifs (!) qu'ils auraient fait dévaler ou qu'ils auraient lancé sur les positions de l'armée syrienne... Le 4 décembre, la progression du nord vers le sud (voir la carte) se poursuit : l'armée syrienne s'empare du quartier ouest de Nabek, après deux semaines de pilonnage. Si l'armée syrienne s'empare définitivement de Nabek, il ne manquera alors plus que la ville de Yabroud, à 10 km au sud-ouest, pour sécuriser le corridor sur l'autoroute M5.




Cependant, à y regarder de plus près, les opérations en cours dans les montagnes de Qalamoun semblent davantage s'assimiler à un « nettoyage » d'une portion de l'autoroute qui a en fait toujours été sous le feu des rebelles, sans que le passage de la logistique du régime ne soit véritablement entravé. C'est plus au sud, autour de Douma, Zamalka et Erbin, que les rebelles contrôlaient véritablement des morceaux entiers de l'autoroute, du moins jusqu'au début de l'été 2013. Il semble bien que le régime ait lancé d'abord une opération de nettoyage limitée, avant d'injecter des troupes de renfort supplémentaires devant les premiers succès (chute de Qara en particulier). On peut donc légitimement douter que l'offensive dans les montagnes de Qalamoun soit aussi « vitale » que certains veulent bien le dire, d'autant plus que les rebelles tiennent encore le secteur entre Yabroud et Rankos (plus au sud) et la zone frontalière qui se trouve en arrière, montagneuse et sans route principale.

Cependant, la région de Qalamoun reste importante pour les rebelles, en particulier pour ceux de l'ouest et du sud de Homs, dont c'est maintenant la seule artère, et elle permet de faire le lien avec la Ghouta orientale autour de Damas et éventuellement d'aller vers l'est du pays. C'est pourquoi dès la chute de Qara, les insurgés ont rameuté leurs forces pour assaillir al-Nabek, Deir Attiyeh et Maloula, tout en créant ensuite un commandement unifié dans la Ghouta orientale pour lancer la fameuse offensive de la fin novembre 2013, qui a permis de marquer des points mais sans lever le siège imposé par le régime aux insurgés14.


Quel objectif pour le Hezbollah ?


Après la victoire à al-Qusayr, le Hezbollah a annoncé qu'il menait déjà des reconnaissances dans la région de Qalamoun en prélude à une offensive15. Mais le régime, lui, s'est tourné vers Alep, pour tenter d'emporter enfin la ville. L'offensive sur place se poursuit jusqu'en novembre, de même qu'à Damas. Dans les faubourgs sud de la capitale, l'armée parvient à couper une des lignes de ravitaillement des rebelles en s'emparant de Sbeineh le 7 novembre. En outre, une offensive vise à dégager un corridor en passant par le sud/sud-est d'Alep, via Khanassir, au même moment.

Or le Hezbollah, qui parle beaucoup de Qalamoun dans son discours officiel, y a d'autres objectifs que simplement assurer les lignes de communication du régime syrien. De plus en plus en effet, les combats tendent à se déplacer du côté libanais de la frontière, et les attaques contre le mouvement chiite se multiplie. Omar al-Atrash, qui a été tué le 11 octobre 2013 dans la vallée entre Arsal et les montagnes de Qalamoun, était ainsi responsable du passage de 4 voitures piégées pour le front al-Nosra à destination de la Syrie, et a sans doute participé à des attentats en 2013 ciblant le Hezbollah à Beyrouth. La population d'Arsal a empêché la police libanaise d'accéder au cadavre. Le Hezbollah cherche donc à éviter que ne se constitue une base arrière dans les montagnes de Qalamoun, articulée avec Arsal, qui ciblerait ses intérêts au Liban. C'est pourquoi ses troupes se focalisent surtout sur la coupure de la logistique et l'élimination des responsables -certaines sources évoquant même la formation d'escouades d'assassins pour ce faire. Mais le Hezbollah subit aussi des pertes : ainsi, quelques jours après le début de l'offensive de Qalamoun, 20 de ses combattants sont tués lors d'un choc avec les rebelles, après qu'une unité de la 4ème division blindée syrienne se soit retirée, laissant une formation du Hezbollah en mauvaise posture. Une douzaine de prisonniers sont aussi à mettre au décompte des pertes. Par ailleurs, le neveu du ministre de l'agriculture libanais, membre du Hezbollah, est également tué durant l'offensive.

En outre, confirmant les craintes du mouvement chiite, un double attentat suicide vise l'ambassade iranienne à Beyrouth, le 19 novembre, alors que l'offensive bat son plein16. L'attaque est revendiquée par les bataillons Abdullah Azzam, du nom d'un Palestinien (mort en 1989) qui avait servi de recruteur pour le djihad en Afghanistan contre les Soviétiques, et qui avait également contribué à formuler la doctrine moderne du djihad au sein des salafistes. Le groupe, qui s'est formé après l'invasion de l'Irak par les Américains en 2003, a d'abord mené des attaques contre des touristes en Egypte (2004-2005) avant d'être chassé par les services de sécurité locaux et de trouver refuge au Liban. Il a des liens avec al-Qaïda et notamment avec al-Zarqawi, qui dirige un temps la branche irakienne de l'organisation. Il est d'ailleurs commandé par des Saoudiens vétérans des combats en Irak. L'organisation recrute dans les camps de réfugiés palestiniens, en particulier celui de Ain al-Hilweh au Sud-Liban. L'attentat est peut-être l'indicateur d'un accroissement sensible de l'efficacité de l'organisation, qui jusque là, il faut bien le dire, n'avait mené que des attaques très limitées. Il montre en tout cas que l'implication du Hezbollah aux côtés du régime syrien a des répercussions non négligeables sur la situation au Liban.


Bibliographie :


The Qalamoun Battles: Calculations and Stakes, Policy Analysis Unit- ACRPS, 22 décembre 2013.

Isabel Nassief, Hezbollah And The Fight For Control in Qalamoun, Institute for the Study of War, 26 novembre 2013.

Omar Kaied, « The coming 'battle for Qalamoun' », Al Monitor, 21 novembre 2013.

Aron Lund , « Who Are the Abdullah Azzam Battalions? », Carnegie Middle East Center/Guide to Syria in Crisis, 21 novembre 2013.

Radwan Mortada, « Al-Akhbar in Qalamoun: Our War Has No Red Lines », Al-Akhbar English, 19 novembre 2013.

Radwan Mortada « Al-Akhbar in Qalamoun: Cave Commandos Vow to Move War to Lebanon », Al-Akhbar English, 21 novembre 2013.
1Isabel Nassief, Hezbollah And The Fight For Control in Qalamoun, Institute for the Study of War, 26 novembre 2013.
2Omar Kaied, « The coming 'battle for Qalamoun' », Al Monitor, 21 novembre 2013.
3The Qalamoun Battles: Calculations and Stakes, Policy Analysis Unit- ACRPS, 22 décembre 2013.
4Omar Kaied, « The coming 'battle for Qalamoun' », Al Monitor, 21 novembre 2013.
5Omar Kaied, « The coming 'battle for Qalamoun' », Al Monitor, 21 novembre 2013.
6Omar Kaied, « The coming 'battle for Qalamoun' », Al Monitor, 21 novembre 2013.
7Un Saoudien, Abu Oqab, serait le spécialiste de la fabrication des voitures piégées. Radwan Mortada « Al-Akhbar in Qalamoun: Cave Commandos Vow to Move War to Lebanon », Al-Akhbar English, 21 novembre 2013.
8Radwan Mortada, « Al-Akhbar in Qalamoun: Cave Commandos Vow to Move War to Lebanon », Al-Akhbar English, 21 novembre 2013.
9Basé, au début de l'offensive, autour du village de Rima, près de Yabroud. Radwan Mortada, « Al-Akhbar in Qalamoun: Our War Has No Red Lines », Al-Akhbar English, 19 novembre 2013.
10Al-Nosra a récupéré, par exemple, le bataillon Bilal al-Halabashi, qui avait échappé au siège de Qusayr pour se réfugier dans les montagnes de Qalamoun. Radwan Mortada, « Al-Akhbar in Qalamoun: Our War Has No Red Lines », Al-Akhbar English, 19 novembre 2013.
11Radwan Mortada, « Al-Akhbar in Qalamoun: Cave Commandos Vow to Move War to Lebanon », Al-Akhbar English, 21 novembre 2013.
12The Qalamoun Battles: Calculations and Stakes, Policy Analysis Unit- ACRPS, 22 décembre 2013.
13Isabel Nassief, Hezbollah And The Fight For Control in Qalamoun, Institute for the Study of War, 26 novembre 2013.
14The Qalamoun Battles: Calculations and Stakes, Policy Analysis Unit- ACRPS, 22 décembre 2013.
15Isabel Nassief, Hezbollah And The Fight For Control in Qalamoun, Institute for the Study of War, 26 novembre 2013.
16Aron Lund , « Who Are the Abdullah Azzam Battalions? », Carnegie Middle East Center/Guide to Syria in Crisis, 21 novembre 2013.

2 commentaires:

  1. Bonjour Stéphane !
    ben encore un grand bravo pour cet article fort intéressant et illustré !
    Dans ce conflit, on a l'impression d'assister de plus en plus à une internationalisation, avec intervention marquée du Hezbollah et de volontaires saoudiens. reste que si c'est une opération de "nettoyage", elle se fait dans une zone très stratégique et je pense que les combats vont durer dans cette zone...
    Bien à vous,
    FG

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  2. Bonjour François,

    Merci.
    Le conflit est rendu complexe, oui, par l'intervention d'acteurs étrangers à la Syrie.
    Un spécialiste que j'ai consulté, bien informé, voit en fait dans cette bataille le prolongement d'al-Qusayr : le régime nettoie et détruit les groupes qui sont partis dans Qalamoun après le siège, mais qui sont pour certains incorporés dans les formations djihadistes désormais ou qui en ont reçu le renfort. La zone stratégique, c'est en fait l'ensemble de la montagne ou l'autoroute dans son entier. Le régime ne fait que sécuriser véritablement un secteur de cette voie harcelé par les rebelles. Encore une fois, il manque de masse de manoeuvre pour mener de grandes offensives simultanées et nettoyer par exemple l'ensemble de la région montagneuse.

    Bien à vous.

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