mercredi 27 novembre 2013

Yann et Romain HUGAULT, Le pilote à l'Edelweiss, tome 3 : Walburga, Editions Paquet, 2013, 48 p.

1918. Alors que les Zeppelin-Staaken R.VI bombardent Paris, l'on découvre enfin le fin de mot de l'histoire avant-guerre qui a conduit au drame entre les deux frères jumeaux, Henri et Alphonse Castillac. Alors que celui-ci, à bord d'un Spad XIII, affronte les premiers Fokker E. V monoplans allemands dans les cieux, Henri se remet de ses blessures subies dans les chars... le dénouement est proche.

Yann et Hugault mettent avec ce troisième tome la touche finale à cette série dédiée aux combats aériens de la Grande Guerre, pendant du Grand Duc sur le front de l'est pour la Seconde Guerre mondiale. On sera peut-être un peu déçu, finalement, quand on relit l'ensemble, par la simplicité du scénario et son côté "tout est bien qui finit bien". Il y a beaucoup de méandres dans les deux premiers tomes qui ne sont finalement résolus que dans le troisième. C'est bien pour le suspense, mais un peu déroutant. Au-delà d'un réalisme sans doute parfois un peu écorné, les planches du dessinateur sont tout simplement magnifiques. Hugault, depuis ses débuts, a pour le coup dépoussiéré le genre. Et il y a toujours autant de femmes dénudées également, ce qui en ravira certains.



A la veille du centenaire de la Grande Guerre, on ne peut que se plonger dans cette série qui prend un soin méticuleux à reconstituer les détails des appareils ou des autres armements : du Zeppelin-Staaken au Spad XIII (voir les intérieurs de couverture) aux masques à gaz, sans parler du combat de boxe avec Carpentier ou de l'évocation de l'exploit de Charles Godefroy le 14 juillet 1919, tout y est. De quoi en mettre plein la vue.






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