mardi 19 novembre 2013

Que faire ?

Comme au mois de novembre de l'an passé, j'ai déjà reçu la lettre de l'Education Nationale qui me demande ce que je souhaite faire au terme de cette deuxième année de disponibilité. Je peux en solliciter une troisième (où je ne suis toujours pas payé, bien sûr) mais pour des raisons financières, cela me semble difficile. L'écriture en tant que pigiste dans la presse spécialisée (le secteur, comme partout, fait des économies en ne recrutant plus de postes fixes) et la rédaction d'ouvrages ne me permettent pas malheureusement d'avoir une situation financière saine. Non pas que les revenus ne soient pas parfois conséquents mais trop irréguliers (car souvent versés aussi après publication).

J'ai bien sûr l'option de la thèse, que je devrais mener sans financement indépendant, en retournant dans l'Education Nationale. J'ai un projet solide que j'aimerai voir aboutir, reste à le concrétiser, ce qui suppose peut-être, aussi, de demander un temps partiel ou un mi-temps pour mener à bien correctement ce projet, et ne pas négliger soit l'enseignement soi la thèse elle-même.

Néanmoins, si des lecteurs/blogueurs amis/autres personnes ont des propositions à me soumettre pour un autre emploi, qui me permettrait par exemple d'être détaché de l'Education Nationale pour exercer une fonction en rapport avec l'histoire, l'histoire militaire au sens large, je suis ouvert. Je parle de détachement car je suis résolu pour le moment à conserver le bénéfice des concours que j'ai obtenus, et en particulier de l'agrégation. A moins bien sûr de trouver un emploi hors Education Nationale à salaire équivalent ou supérieur, mais je ne rêve pas trop...

Merci d'avance.

13 commentaires:

  1. Bonjour Stéphane,
    Je n'ai malheureusement pas beaucoup d'idées à vous soumettre... peut être devriez vous poser candidature au service historique des Armées ? Au fait votre ouvrage se vend il bien ?

    En tout cas bonne chance !
    FG

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  2. Bonjour François.

    C'est noté. J'y avais pensé mais je doute qu'ils embauchent, vu le contexte (!). Je peux toujours essayer.
    Pour le livre, aucune nouvelle chiffrée, malgré mes demandes (!).

    Cordialement.

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  3. Bonjour Stéphane ! Voici ce qu'on trouve sur le site du Service Historique de la Défense. Peut être est ce une idée?
    Par ailleurs, savais tu qu'ils avaient une dépendance à Caen ? ;-)
    Sinon, je n'ai pas d'autres propositions à te faire...

    La majeure partie du personnel du SHD est composée de fonctionnaires du ministère de la défense ou de militaires, affectés au service historique en fonction des postes vacants par voie de mutation, à la sortie d'un concours ou, pour les militaires, à l'issue de leur recrutement.

    Peuvent également être affectés au service historique, toujours en fonction des postes disponibles, des membres du personnel enseignant et des bibliothécaires relevant de l'Education nationale, des conservateurs du patrimoine et des chargés d'études documentaires.

    Le SHD recrute parfois, sur des postes spécifiques difficiles à pourvoir par les voies habituelles, des contractuels.

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  4. Bonjour Laurène,

    Merci pour ton commentaire et ton aide.
    Je suis allé voir cette page tout à l'heure. J'ai peut-être quelqu'un "dans la place" qui va pouvoir me renseigner (notamment pour savoir si ça recrute).
    Je savais qu'il y avait des antennes en province mais pas à Caen (lol).

    ++

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  5. Si j'avais des idées d'emploi stable Stéphane, hein, j'en demanderais deux et en garderais un pour moi... ;) Mais blague à part, dans ton cas un service à l'EN au moins à temps partiel ne te laisserait-il pas beaucoup de temps pour cultiver le reste, écriture et thèse en particulier ? Ça semble une solution idéale à moins que l'idée même de retourner face à une classe te pèse à ce point. Sinon, reste peut-être à explorer les voies possibles d'expatriation. Malheureusement par les temps qui courent et avec les lourdeurs évidentes de notre système et son déficit criant de "passerelles" comme disent les conseillers d'orientation, c'est la voie choisie par beaucoup.

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  6. Bonsoir Vincent,

    Le mi-temps serait une solution acceptable, je pense, mais j'ai encore un peu de temps pour explorer l'option thèse (qui conserve ma préférence, car je veux la faire, sinon j'aurais l'impression d'avoir manqué quelque chose, et je ne veux pas finir aigri trop tôt lol), je m'y attèle depuis ce matin, vu le délai.

    L'expatriation, j'y avais songé aussi, mais pour des raisons purement familiales, cela me semble malheureusement difficile voire impossible.

    Merci pour le commentaire en tout cas.

    ++

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  7. Bonjour,
    Avez-vous pensé à faire acte de candidature pour une allocation-couplée ? Vu votre CV, vos chances devraient être assez forte. Sinon, le mi-temps paraît être une bonne solution transitoire, si vous supportez les épinards sans beurre...
    Bon courage en tout cas.

    Nicolas

    P.S. Ne lâchez jamais votre agrég', cela ouvre bien des portes, y compris hors de l'EN.

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  8. Au fait, pourquoi opposer mi-temps et thèse, comme vous le faites dans votre réponse de 18h43 ? Pourquoi ne pas se dire que votre mi-temps vous permet de commencer une thèse en attendant un autre financement ?

    Nicolas

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  9. Bonjour,

    Qu'appelez-vous allocation couplée exactement ?
    L'agrégation, oui, j'essaie de ne pas la lâcher. Pour le mi-temps, c'est effectivement une solution, mais j'avoue avoir pris en grippe l'EN depuis mon expérience précédente des débuts de l'enseignement (deux premières années de titulaire surtout, le stage s'était mieux passé), et je crains de ne pas pouvoir re-supporter les conditions de travail, honnêtement. C'est pourquoi je cherche une autre solution si possible, mais sinon, je m'y résoudrai, effectivement.

    Cordialement.

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  10. J'ajouterai aussi que le mi-temps c'est sur demande, il faut l'obtenir (!). Sinon c'est à temps plein et là ça ne m'enchante guère.

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  11. Si vous parlez des contrats doctoraux, j'avais postulé en juin dernier à Paris I (avec un sujet de thèse parmi plusieurs projets) mais on m'a rétorqué que le sujet, en gros, n'avait pas d'intérêt. Je n'étais pas d'accord mais c'est en fait. Certains disent aussi que d'autres critères entrent en compte, je ne sais pas si c'est médisance ou pas, je n'en tiens pas compte.

    Un mail : stephane.mantoux@gmail.com.

    Cordialement.

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  12. Bonjour,

    Avec l'agrégation en poche, tu as quand même un atout à faire valoir :
    Tu peux postuler en classe prépa (mais c'est un boulot de fou) ou demander un détachement dans les établissements hors Ed Nat, cela change. Il y a peut-être quelques postes dans les DRAC. En tout cas, chercher un métier pile dans le cadre de l'histoire militaire, me parait très aléatoire car restrictif.
    Dans l'optique d'une thèse, l'idéal me semble d'obtenir des heures dans une fac (malgré la crise qui frappe le supérieur, il y a toujours besoin de bouche trou). Il est de plus essentiel de faire vivre son réseau. Vu ton parcours, ayant déjà un emploi, il me parait peu probable que tu obtiennes une allocation doctorale rare et attribuée souvent à de purs étudiants qui n'ont pas eu de rupture dans leurs cursus universitaire.

    Après je ne sais pas ce qui t'as traumatisé dans ton expérience d'enseignant, mais peut-être qu'en demandant une mutation en province (c'est en ce moment les inter), tu pourrais obtenir plus facilement un poste en lycée. A titre d'exemple, je suis en poste fixe dans le plus tranquille des lycées de Haute Normandie depuis ma sortie de stage en 2001... et si j'en avais le désir, avec ces conditions de travail, je pourrai trouver le temps et l'énergie pour reprendre ma thèse (... à condition d'en avoir le désir).
    Sinon, si tu n'as pas d'amour propre, fais du Lorm... (deux livres par an, bien écrit et bien démago, il parait que cela se vend).

    Bon courage

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  13. Salut Nicolas,

    Pour info je suis déjà en province (lol). Ce sont les conditions d'exercice du métier qui m'ont rebuté, pas le métier lui-même. Et je pense que je retrouverai ça dans presque tous les établissements. Après je peux toujours tomber sur la perle rare...

    Je vais tâcher de me débrouiller.

    ++

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