mercredi 2 octobre 2013

Gabrielle BARTZ et Eberhard KÖNIG, Michel-Ange, h.f. Ullmann, Paris, 2007, 138 p.

Le problème avec les livres d'histoire de l'art, catalogues de collection ou autres, c'est qu'ils sont souvent énormes, et chers, aussi. Les éditions h.f. Ullmann ont donc un immense mérite de présenter pour 4 euros seulement (!) cette collection de livres de la taille d'un Que-Sais-Je, environ, mais plus grand en format et beaucoup plus richement illustré.

Ce volume, consacré à Michel-Ange, montre combien l'artiste a fait sortir sa condition du travail artisanal dans laquelle elle était cantonnée jusqu'ici. Le peintre, et surtout le sculpteur et l'architecte florentin, n'a laissé personne indifférent. Il a même eu l'insigne privilège de voir l'une de ses oeuvres, Le Jugement Dernier de la Chapelle Sixtine, mise en débat lors d'un concile (!) et finalement retouchée par un autre peintre. Le génie de Michel-Ange le rend capable de mettre l'artiste sur le même pied que le commanditaire, y compris jusqu'au pape lui-même. Issu d'une famille aisée, Michel-Ange a plus travaillé pour la république de Florence à proprement parler que pour les Médicis. L'art a servi à redonner à son nom un lustre qu'il avait perdu. Michel-Ange, après une brève période d'initiation, a travaillé quasi exclusivement pour la papauté, à l'heure de la Réforme.

Ce qui est frappant dans cette collection, c'est ainsi la combinaison de dizaines de reproductions d'oeuvres de Michel-Ange, en couleur surtout, à côté d'un texte loin d'être limité aux légendes des illustrations et qui est parfois, au contraire, remarquablement fouillé. Le tout complété d'une chronologie du personnage, d'un glossaire et même d'une bibliographie sélective p.138. Pour 4 euros, l'histoire de l'art à portée de la main !



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