mardi 3 septembre 2013

Mrs HENRY WOOD (tard. G. La Ruwière), Les mystères d'East Lynne, Masque Poche, Paris, Editions du Masque, 2013, 667 p.

Angleterre, XIXème siècle. Le juge Carlyle acquiert du comte Mount Severn la propriété d'East Lynne, puis finir par épouser, après la mort de celui-ci, sa fille Isabel. Mais la tranquillité du couple va être brisée par Barbara Hare, fille d'un juge de paix, amoureuse de Carlyle et soeur de Richard Hare, recherché pour meurtre alors qu'il paraît innocent... Isabel, de son côté, est confrontée aux avances de Francis Levison.

Ellen Price (1814-1887) a écrit sous le pseudonyme de Mrs Henry Wood. Elle a publié à la fois des romans et des nouvelles, mais Les mystères d'East Lynne, paru en 1861, fait définitivement sa réputation.

On a là un roman, comme le proclame la couverture, dans le plus pur style victorien, mais qui se laisse bien dévorer : une fois commencé, difficile de s'arrêter car on veut savoir ce que vont devenir les pauvres personnages malmenés par leurs histoires de coeur, financières ou sentimentales. Tout tourne autour du châtiment, de la déchéance et de la tentative de rédemption d'une femme -ce qui en dit long sur la place des femmes dans la société britannique de l'époque, d'ailleurs- à laquelle l'auteur, une femme elle-même, apporte toutefois des excuses. Le roman ne vaut pas tant, donc, pour son enquête policière -on devine rapidement qui est le coupable...- que pour la peinture de la vie quotidienne d'un morceau d'Angleterre victorienne.


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