lundi 30 septembre 2013

KRIS et MAEL, Notre Mère La Guerre, tome 4 : requiem, Futuropolis, 2012, 64 p.

Septembre 1917. Remis de ses blessures, le lieutenant Vialatte apprend que l'amour de sa vie, Eva, est bien vivante, infirmière dans un camp de prisonniers en Allemagne. C'est par elle qu'il découvre que le caporal Peyrac, porté disparu en 1915, n'est pas mort. Vialatte, avec l'aide du commandant Janvier, reprend donc l'enquête pour découvrir qui a tué les 3 femmes sur le front, début 1915...

Quatrième et dernier tome de la série Notre Mère La Guerre, Requiem insiste sur les blessures, physiques et psychologiques, subies par les poilus pendant ces quatre années de guerre. Comme le tome précédent, les auteurs s'intéressent ici beaucoup à l'arrière, qui conditionne en partie le résultat de l'enquête. Il y a une réflexion qui colle à l'historiographie actuelle de la Grande Guerre autour de la violence de guerre -les auteurs remerciant d'abord, dans le premier tome, l'Historial de Péronne, puis, dans l'un des suivants, le CRID. Le dessin est toujours aussi particulier, il faut apprécier. Le tout inspiré d'Ernst Jünger (cf le titre) mais avec une conclusion en queue de poisson, je trouve, pas assez développée. Mais il faut dire que l'enquête policière de la série cède un peu trop facilement la place à la guerre elle-même...




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