mercredi 21 août 2013

Royo, le guérillero éliminé

Un lecteur du blog, Roland Delicado, m'a demandé de relayer la publication de cet ouvrage (couverture ci-contre). Le projet est mené par Ardeo Résistance, une maison d'édition et un groupe qui s'intéresse au parcours et au trajet des républicains en France et en Espagne. Vous trouverez plus d'informations sur ce blog. Je n'ai pas lu l'ouvrage mais j'essaierai de le faire, pour voir ce dont il retourne.

 Une petite présentation avec le quatrième de couverture :

"En sautant sur « Pamplemousse » le 8 août 1944 pour coordonner les maquis de l’Ariège, les cinq parachutistes de la mission alliée « Aube » (nom de guerre de Marcel Bigeard) s’attendaient à être accueillis par des Français et se retrouvent entourés par les guérilleros du commandant « Royo ». Les républicains espagnols sont bien organisés et disciplinés, leur chef est compétent. Bigeard et ses compagnons restent avec eux. Ensemble ils forment le fer de lance de la libération du département. L’intervention éclair de la mission Aube et des guérilleros, qui dès le 19 août libèrent Foix, contrarie les projets des Francs-tireurs et partisans français (FTPF). Marcel Bigeard,  Royo et le major anglais Bill Probert sont érigés en héros. A la Une des journaux ils posent ensemble. « Les trois mousquetaires alliés » titre la presse locale, ce qui va entraîner des tensions politiques et des jalousies que le chef guérillero paiera de sa vie.
   
           
En octobre 1944, Royo passe en Espagne pour lutter contre la dictature. Fait prisonnier par les franquistes, il est libéré quelques mois plus tard grâce à un subterfuge. Intégré dans la guérilla du Levant espagnol fin 1945, il est toutefois assassiné à Valencia par ordre de la direction du Parti communiste espagnol sur fond de luttes intestines. Après sa mort, Royo, qui a dirigé les guérilleros dans les Bouches-du-Rhône et dans l’Ariège, est dépouillé de tous ses exploits. Son nom est injurieusement relégué dans la liste des traîtres. Trente ans plus tard, le général Bigeard ranime son souvenir dans Pour une parcelle de gloire, édité en 1975. Cette publication, du fait qu’elle relance le débat sur le processus de la libération de l’Ariège, provoque une levée de boucliers. Certaines critiques sont justifiées car le général a éludé le rôle des résistants ariégeois et des FTP. Quant à Royo, ses rivaux redoublent d’efforts pour éviter que sa mémoire resurgisse. Fin 2008, à l’occasion d’autres recherches, les auteurs de cet ouvrage se penchent incidemment sur son cas. Réalisant aussitôt que les accusations portées contre lui sont insensées, ils décident de se livrer à une enquête approfondie.
 
 
Trois enquêteurs spécialisés dans l’étude de la guérilla espagnole 
 
Ange Alvarez : vétéran de la Résistance et Commandeur de la Légion d’honneur à titre militaire.
Ivan Delicado et Roland Delicado : fils et petit-fils du commandant guérillero Juan Delicado.
 
Au terme de deux ans de recherches, ils réhabilitent Royo, mettent en évidence sa condition de bouc émissaire, le mécanisme de son élimination et dénoncent l’omerta qui s’est constituée autour de sa mémoire. Photographies inédites et documents originaux complètent ce récit." .

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