lundi 24 décembre 2012

MAËL et KRIS, Notre Mère La Guerre, Troisième Complainte, Futuropolis, 2011, 64 p.

Mai 1917, pendant l'offensive du Chemin des Dames. Le lieutenant Vialatte, qui avait mené l'enquête sur les femmes assassinées en Champagne deux ans plus tôt, sert désormais dans "l'artillerie spéciale" aux commandes d'un char Saint-Chamond bapti"Eglantine". Blessé lors d'un engagement, il reçoit à l'hôpital la visite de Janvier, devenu commandant à l'arrière, et qui, par cajolerie et par la menace, l'invite à reprendre l'enquête autour de la section Peyzac dont la plupart des membres a trouvé la mort lors d'un assaut allemand deux ans plus tôt. Aidé par un membre de son équipage, Desloches, Vialatte retourne à Paris, alors que l'armée française est travaillée par les mutineries consécutives à l'échec de l'offensive Nivelle. Les découvertes qu'il fera dans le "milieu" parisien vont relancer une enquête pleine de rebondissements...


Retour à l'enquête originelle pour ce troisième tome après un deuxième qui était, comme je le disais, plus de transition. Les auteurs ne négligent cependant pas le front avec la charge des Saint-Chamond dès les premières pages de la BD, et bien plus tard l'intervention des gaz. Cependant, le troisième volume est l'occasion de replacer les combattants par rapport à l'arrière, et ce en pleine période de mutinerie après la sanglante aventure de l'offensive Nivelle. Les auteurs se gardent bien de tomber dans des clichés éculés, comme le montre la scène du train des permissionnaires à la gare. Le dessin arrive toujours aussi bien à rendre le caractère très sombre des affrontements de la Grande Guerre. Allez, encore un tome et l'on connaîtra la fin de l'histoire (!).


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